‹ Une excursion aux climats tropicaux [microforme]Chapitre 18 sur 25 · RD ER SR · texte numérisé non relu

RD ER SR

pays des singes ct des serpents, ce terroir aux fruitset aux épices qui font les délices de nos tables : oranges, bananes, sucre, thé, café, cacao, cannelle, muscade, poivre, etc., etc.

Or j'ai pu réaliser ce dernier rêve, avec l'inappréciable avantage d’avoir pour compagnon un ami partageant mes goûts, et d’avoir été hébergé par d'autres amis, je dirais mieux par des frères, aussi distingués dans leurs manières que délicats dans leurs procédés, Oui, je les ai vu ces riches climats où les feuilles le disputent aux fleurs pour la variété et l'éclat des couleurs, où les fougères s'élèvent en arbres et les stipes se refusent aux divisions pour se couronner d’un parasol majestueux de verdure, semblant exercer une espèce de royauté sur toutes les autres plantes qui les environnent !

Je les ai vu ces arbres gigantesques aux fibtee délicates et serrées que l’ébénisterie nous montre au poli chatoyant dans nos riches salons ! Je les ai vu ces Orchis extraordinaires, avides de vie, qui, ne demandant leur nourriture qu’à l'air ambiant, s’implantent en intrus sur les branches des grands arbres pour marier leurs fleurs bizares et éclatantes à la sombre verdure de leurs supports !

Et de même que le souvenir des Lieux-Saints que j'ei visités sera un aliment à la piété pour le reste de mes jours, de même, dans-la poursuite de mes études, ces merveilles de la nature que j'ai admirées aux Antilles, me seront des jalons pour me guider dans le domaine de l’inconnu, que je ne cesserai de poursuivre tant que je serai capable de tenir une plume ou d'ouvrir un livre. Car Dieu est partout, et plus on étudie ses œuvres, plus on apprend à le retrouver, et plus on se sent porté à chanter avec le prophète: Benedicite omnia opera Domini Domino, lauduate et supereæaltate eum in sœcula.

Je demande bien pardon au lecteur de l'avoir si longuement entretenu de moi-même, mais je pense que ces détails pourront être d: quelque utilité à ceux qui se sentiraient le désir de suivre mes traces.

et aux épices s, sucre, thé,

nappréciable it mes goûts, ieux par des ts dans leurs es feuilles le couleurs, où sent aux dide verdure, s les autres

res délicates atoyant dans aires, avides ’air ambiant, 3 arbres pour e verdure de

ints que j'ei mes jours, de veilles de la t des jalons > je ne cesse- : une plume 1s on étudie s on se sent mnia opera in sœcula.

ir si longue-

e ces détails sentiraient le

Page 1