ESS RES
elle atteint 34° à l'ombre. La Morumbala, devenue plus distincte, présente un profil tronc-conique et qui rappelle celui des volcans. Le fleuve très large, encombré d'îles, ressemble à nn lac; à peine nous rendons-nous compte de sa direction générale, Nos canots s échouent fréquemment sur des bancs de sable; alors nos mariniers se jettent à l'eau, et à force de bras, les remettent dans le chenal. Les rives sont peu boisées ; le sol paraît toujours très fertile. Nous nous arrêtons à 8 heures dans un village, dont le chef. Séralfino. nous reçoit très bien et nous mène dans la maison commune (gouéro), où nous déjeunons. Les gouéro sont assez répandues ; on y reçoit les voyageurs, les habitants s’y réunissent pour causer et travailler à la confection de toutes sortes d’ustensiles et de - bibelots qu'ils apprécient beaucoup. Au toit sont suspendus les beaux harpons à hippopotame dont Livingstone a donné un dessin. Ces harpons se lancent à la
main ; le fer reste dans la blessure, le bois qui sert de flotteur s’en
à Al
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sépare, tout en lui restant attaché par une longue corde qui se déroule. Le flotteur permet de retrouver ensuite le cadavre au fond de l’eau;
car l'animal blessé mortellement plonge de suite, et son corps ne remonterait à la surface que quelques jours après et déjà en décomposition. En continuant notre voyage, nous passons devant une ouverture de la berge, appelée Béréguanda : c'est l'entrée d’un canal naturel, qui, lors des hautes eaux, fait communiquer le Zambèze et
le Quaqua. Le soir nous arrivons à Chimoara et nous campons chez
la signora Maria, femme de sang mêlé, qui a d'importantes propriétés Û
et esttrès influente dans cette région. Elle habite, au sommet d'une