HER
de feu. Lorsque apres un travail difficile nous accordons une rasade à
LR ESS
nos hommes, c'est dans un gobelet que nous leur distribuons le
liquide ; ils le saisissent à deux mains ; peu habitués à boire ainsi, ils
= SRE 1
semblent s'en verser le contenu dans la bouche. Les jeunes font la gri-
mace, quelques -uns d’entre eux refusent leur part et le passent à leurs
nt RE RE RE AE TPE 2 ETC ses = ur — it. : =
amis; mais les hommes âgés paraissent de vrais ivrognes, Dans certains
DES de = Re ER PTE TS
endroits, où les fruits de l’acajou (cajou) abondent, les nègres montent des alambics avec deux marmites en terre (chaudière et condenseur) qu'ils font communiquer par un canon de fusil: Ils distillent dans ces
appareils un alcool! à un degré aussi élevé que nos eaux-de-vie.
| I il | | |
Les rives du Zambèze sont toujours basses, mais la rive gauche s'élève
craduellement. Elles sont couvertes de grandes herbes et d'arbres.
parmi lesquels dominent les cocotiers sauvages. De nombreuses îles
sablonneuses émergent de l’eau. Bientôt nous apercevons les collines
de Chimoira et dans le lointain le massif élevé de la Morumballa. Nous
arrivons le soir à un village, mais nous y sommes mal reçus, el
Re ie
allons camper dehors en nous entourant de nos moustiquaires; c’est
peine perdue : toutes les parties du corps qui sont à nu sont litté-
ralement dévorées. À 6 heures du matin nous décampons, fatigués
LA
d'une nuit sans sommeil : la température est déjà de 2%: à 3 heures,
RE er ob
A CFE TS