‹ Une Famille au XVIe siècleChapitre 19 sur 21 · Terme qui se prenait alors en bonne part · texte numérisé non relu

Terme qui se prenait alors en bonne part

dent de moy voyent comme mes devanciers ont vescu^ & qu^en bien vivant Dieu assiste tous-jours les parens. Les moyens^ la noblesse n^ont pas élevé nostre famille^, mais ç^a esté la vertu jointe à la grâce divine.

Donc y j'exorte tous ceux qui m^apartiennent de bien vivre en Famour & crainte de Dieu^ & en toute bonne vertu. Moyennant ce^ nous avons assez ^ comme vous voyez par ce discours. Je m^estime plus qu^heureuse d^estre sortie de cette race & suis plus contente de ce bonheur que si j^avois mil esciis de rente. Aussi je désire & prie Dieu de bon cœur que tous ceux qui despendent de moy vivent si contens que moy en cet endroit.

au xvi^ siècle.

Quand je parle avec quelques sortes de gens & levu* raconte ce discours cy escritj ils me disent : a C estait un temps bien autre & meilleur que le présent. )) Mais je responds : a Tout temps 'a son bon pour vivre bien & vertueusement. Dieu est aussi puis-sant que pour lors, moyennant que nous taschions de nous rendre dignes de ses grâces & que nous ne soyons pas ingrats, La fin couronne V œuvre, comme vous ave^ veii. )> Dieu soit loué! lequel je supplie nous faire à tous miséricorde. Amen.

Fait ce i»^^ juillet 163 1

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