Une Famille de soldats
En ma qualité d'aîné des petits fils et neveux des deux derniers L'ÉGLISE, je possède la plus grande partie des archives de cette famille dont la branche, fixée en Albret et en Agenais, est aujourd'hui éteinte.
En classant ces archives, j'ai trouvé beaucoup de documents qui m'ont semblé précieux, et je me suis demandé si ce n'était pas un devoir pour moi de les réunir, de leur donner un corps, une véritable valeur, en les groupant dans une petite notice.
J'ai pensé que cela pouvait être utile et bon pour les membres de notre famille, pour nos alliés, pour nos amis et tous ceux qui s'intéressent au passé; pour nos enfants surtout, dont l'éducation se torcitie par les traditions et les exemples, plus encore que par les préceptes.
Nos aïeux valaient mieux que nous. Oa est porté, je le sais, à trouver le passé meilleur qu'il n'a été et le présent plus mauvais qu'il n'est. Je ne prétends pas tomber dans les exagérations; mais, sans être absolument Laiulator de l'un et Conkmptor de l'autre, je pense que pour profiter de son époque, pour être de son temps, il vaut mieux regarder quelques fois en arrière que touj<nirs devant soi. L'homme n'est pas un Dieu et, si l'avenir lui est inconnu, du moins le passé lui appartient. C'est dans le passé seulement qu'il peut puiser de grandes et précieuses le»,'ons.