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DANIEL DE L'ÉGLISE

ANiEL DE L'ÉGLISE, sieur de Lumeilloux, fils du précédent est le seul de ses enfants qui se soit marié — Il fut lieutenant dans le régiment des Vosges, son brevet est du 24 février lôgS; fut nommé capitaine dans le même régiment, sa commission est du 8 avril 1708; servit pendant vingt ans, notamment sous le Duc de Vendôme, en Catalogne et en Italie, et se retira après la mort de ses frères.

Au mois de décembre 1700, il fit partie de l'escorte qui accompagna, de Versailles à Madrid, Philippe duc d'Anjou, petit fils de Louis XIV, appelé au trône d'Espagne par le testament de Charles IL

Du i5 février 1705, contrat de mariage de noble Daniel de L'ÉGLISE écuyer, sieur de Lumeilloux, capitaine au régiment des Vosges, fils de Nicolas de L'ÉGLISE, écuyer, Seigneur de Bujoux et de feue demoiselle Marie de SOLLIER, avec demoiselle Marguerite de BESSE, fille de Daniel de BESSE, sieur de Lanique, et de demoiselle Fleurette de LABARTHE — Contrat passé devant M" Deplezier, notaire royal à Saint-Barthélémy, en Agenais, en la maison de M. de BESSE. Signèrent: Isabeau de Besse, Manon de Besse, de Sollier, de Sabla, de

Meslon, Constans de Mireu, Duverrier de Ricaid, de la GiRARDiÈPE. Degalz, Marie de L'Église etc..

Daniel de BESSE et sa femme, Fleurette de LABARTHE, constituaient à leur fille, par ce contrat, une fortune assez considérable: ils lui faisaient abandon de propriétés importantes et d'une maison à Saint- Barthélémy. — Daniel de L'ÉGLISE vint s'y fixer, et c'est ainsi qu'à partir de Tannée lyoô, nous trouvons la famille de L'ÉGLISE, établie principalement, à Saint-Barthélémy d'Agenais, jusqu'à nos jours, bien qu'elle ait conservé des intérêts et des collatéraux à Casteljaloux dAlbret. Ce fait ressortira encore plus clairement de la lecture d'une chronique insérée à la fin de cette notice.

Du 3o décembre 1728, cession de 3o escats de fossés joignant les murs de la ville de Saint-Barthélémy, faite au profit de Daniel de L'ÉGLISE et de dame ALvrguerite de BESSE son épouse, par le duc de Roquelaure, Seigneur Baron du présent lieu.

Du 21 janvier lySo, achat fait par noble Daniel de L'ÉGLISE, écuyer, sieur de Lumeilloux, ancien capitaine au régiment des Vosges, de noble Descurain de la Grange, capitaine de cavalerie au régiment de Clermont-Prince.

Du 3 mars 1732, sentence de M. de Boucher, Intendant de Guyenne, en faveur de Daniel de L'Église. — Ce dernier inquiété et poursuivi par le sieur d'Avignon, directeur des Domaines du Roi à Bordeaux, qui voulait lui faire payer un droit de franc-lief, à cause de l'acquisition d'un bien noble, porta sa requête devant l'Intendant de la Province, qui, à la vue de tous les titres produits établissant une possession plus que sufiisante, rendit une sentence

en faveur de Daniel de L'ÉGLISE; fit main levée des saisies et oppositions, et confirma le requérant dans ses droits et privilèges de la noblesse. Depuis ce temps là, ni lui ni ses héritiers ne furent tracassés.

Cette sentence fut rendue, à la vue des titres, d'après la déclaration du Roi, de 1714, concernant la noblesse, qui dit que : « Ceux qui n'auront pas été « condamnés à Tamende comme usurpateurs et qui « remontent, par une filiation noble, jusqu'en 1614, « doivent être reconnus nobles. » C'est ce qu'on appelait la possession centenaire.

On a demandé pourquoi cette famille n'avait pas obtenu d'arrêt de maintenue de noblesse, lors de la recherche de 1696. A cela on a répondu que l'édit de Louis XIV, qui ordonnait cette recherche, disait formellement : «

« ne voulant pas que ceux qui sont ofiiciers de terre « ou de mer soient inquiétés, ni obligés de présenter « leurs titres, quoiqu'ils ne les eussent pas présentés, « lors des dernières recherches »

Voilà pourquoi, leur père étant mort, Daniel de L'ÉGLISE et ses frères qui servaient tous en 1689 et en 1696, ce qui est prouvé par la date de leurs brevets et commissions de capitaines, ne se présentèrent pas, l'édit les en dispensant.

Du 22 mars 1782, testament mutuel de noble Daniel DE L'ÉGLISE, écuyer, sieur de Lumeilloux, et de dame Marguerite de BESSE, son épouse. Ils déclarent avoir eu pour enfants issus de leur mariage : Etienne, Pierre, Jacques, plus trois filles portant toutes le nom d'ISABEAU. Le survivant des cotestateurs remettra, léguera et réglera les légitimes et l'hérédité à celui de ses enfants que bon lui semblera.

Du 6 août 1745, autre testament de dame Marguerite DE BESSE, veuve de noble Daniel de LÉGLISE, écuyer, sieur de Lumeillolx, dans lequel la dite dame établit et nomme pour ses héritiers généraux et universels, Etienne et Pierre de L'ÉGLISE, ses deux fils aînés, et assigne à Etienne, tous les biens meubles et immeubles qui appartiennent, tant à elle quà feu son mari, ainsi quelle en avait le pouvoir, situés dans la juridiction de Casteljaloux en Albret, et au dit Pierre son second fils, tous les biens, tant à elle propres et particuliers qu'au dit feu son mari, situés dans la juridiction de Saint-Barthélémy dAgenais.

Deux de leurs filles entrèrent au couvent de la Visitation à Agen. — La troisième épousa noble Gaston HiLAiRE de CHADOIS. — Les articles du mariage furent rédigés par AU' Barrière, notaire ro\al, le 3 décembre 1732. — Signèrent entre autres: de

SOLMINAC, DE COURSOU, d'EsTAGET, DE LaSSALLE,

DE Sabarie, Jacques de L'Église, de Sablât, de Sollier, de Brocas...., etc.. ..

Du G août 1745, reconnaissance par AL\rguerite de BESSE. veuve de noble Daniel de L'ÉGLISE, écuyer, sieur de Lumeilloux, en faveur de ^{. le Président DWlbessard. Signé : Duportail, notaire royal.

Daniel de L'ÉGLISE eut quatre fils : l'aîné mourut très jeune, lieutenant dans le régiment de Limousin, colonel Saint-Phelippes. Son bre\et, déli\ré par Louis XIV à Marly. est du 23 avril 1722.

Le second entra aussi, comme lieutenant, dans le même régiment et y fut capitaine, le 26 mars 1740, ainsi qu'en témoigne sa commission signée par Louis XV à Versailles, contresignée : de Breteuil.

L'oncle de c:s Me'S!evr.>. >L di: SOLLIER. éta:t

lieutenant-colonel de ce régiment et brigadier des armées du Roi. — Il est mort dans cette charge sans s'être marié.

Ce second fils de Daniel de L'ÉGLISE s'était retiré à Agen. — Par son testament en date du 8 février 1766 il institua, pour son légataire universel, son frère cadet Pierre de L'ÉGLISE, dont nous allons parler.

Le troisième, Jacques-Guillaume de L'ÉGLISE, sieur de la Barrière, est entré, comme lieutenant en second, dans le Régiment de Champagne, colonel marquis de Bellefont, le i5 septembre 1743. Son brevet fut délivré à Fontainebleau et porte le contre-seing de d'Argenson. Capitaine en 1746, il leva une compagnie à ses frais, à Saint-Barthélémy même, fît avec son régiment, les campagnes de Westphalie et de Bohême, ainsi que toute la guerre de sept ans. Reçu chevalier de Saint-Louis, au mois d'août 1760, par le maréchal de Broglie, il se retira en 1768, avec une pension, ayant à ses états de services treize campagnes de guerre.

Le quatrième Pierre est le seul qui se soit marié.

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