LA FAMILLE PENDANT LA RÉVOLUTION
OÙ Ton trouve la preuve qu'il le prenait d'assez haut avec les autorités d'alors.
Citoyens maire et officiers municipaux de Tombebœuf, s'il est à propos que vous m'envoyez un reçu de toutes ces pièces, j'en serai fort aise. Au reste, il en sera comme vous voudrez.
Signé : L'ÉGLISE LALANDE.
Sa qualité de père d'émigrés lui valut la séquestration d'une partie de ses biens. Ceux qui pouvaient être attribués à ses deux fils comme venant de leur mère Marie d'HÉBRARD, décédée, furent vendus, en qualité de domaines nationaux, en vertu de la loi du 28 ventôse an IV, et rachetés par la famille, le 29 germinal an VII. De plus, en vertu de la loi du 12 septembre 1792, il était tenu de verser, chaque année, par avance, le montant de la solde, à raison de quinze sols par jour, soit cinq cent quarante-sept francs, pour chacun de ses fils émigrés, au total onze cents francs, à titre d'indemnité due à la nation.
Il eut aussi beaucoup à se plaindre de l'emprunt forcé, mesure inique entre toutes, et qui se fît sur des évaluations fantaisistes et à l'aide de rapports haineux et de dénonciations perfides, monnaie courante de l'époque.
Tandis qu'une main tient l'homme au collet, l'autre fouille dans
ses poches. Dans chaque section le comité de surveillance
désigne les gens aisés, évalue leur revenu à son gré ou
d'après la commune renommée, et leur envoie l'ordre de payer
tant, à proportion de leur superflu, sur une taxe progressive
De cette contribution subite, on exige le premier tiers dans
les quarante-huit heures, le second tiers dans la quinzaine, le dernier tiers dans le mois et sou5 des peines graves. Tant pis pour l'imposé si la tax3 est exagérés, si son revenu est