Reg. 1783-85, fol
2. Voici le relevé des dépenses faites par la ville en celte occasion :
Au s»" Comte, épicier, pour fournitures 231H0
Chemise de la cloche 61 10
Un portefeuille à M. du Teil 64 »
Aux domestiques de M. du Teil 18 »
Au fondeur 36 »
Au mai^uillier 6 »
Aux bedauts 6 »
A l'organiste 6 »
Aux valets de ville 12 »
Aux sonneurs 6 »
A la guette ou veilleuse 3 »
Aux pauvres de la paroisse 24 »
Pour rubans fil et façon de la chemise 25 7
mandant en chef pour le roi à Auxonne, prié d'être parrain de sa grosse cloche, fît choix, pour marraine, de M"'^ de La Ramisse, née Gourtot de Montbreuil ; elle n'accepta que sous la condition que ce serait au nom de la ville qu'elle se ferait un véritable plaisir de représenter : la cérémonie eut lieu le 21 août. A quelque temps de là, le 30 décembre, le maire représenta à la chambre commune que M. du Teil, qui avait donné dans toutes les occasions des marques de bonté aux citoyens, étant sur le point de marier son fils, « il convenait que, dans cette circonstance, la ville présentât un bouquet à Mademoiselle de Berbis, pour engager cet officier supérieur à continuer ses mêmes bontés et lui témoigner la part qu'elle prenait à cet événement *. »
En effet, le 12 janvier 1785 fut signé à Auxonne, en l'hôtel de Berbis, le contrat du mariage 2 de Claude-Jean-Joseph-Pierre du Teil, lieutenant au
1. En communiquant la note de fournitures à l'intendant, le 4 janvier 1785, M. de La Ramisse ajoutait : « Monsieur Duteille a été plus généreux et a traité la chose avec plus de magnifisance, je crois aussi que la ville luy doit une petite reconnoissance que je traiteré, si vous le jugez à propos, avec la plus grande économie. La délibération cy jointe vous instruira du projet de MM. les officiers municipaux. Comme la chose est un peu pressée, je vous suplie, Monseigneur, de me faire
savoir vos intentions Permettez-moi, Monseigneur, de vous
faire observer que depuis que je suis en place ce commandent n'a sessé de donner à la ville des marques de la plus grande honnêteté et de complesance. »
L'altération des revenus communs d'Auxonne était si grande alors qu'on ne put subvenir à cette dépense. Archives de la Côte-d'Or, C. 710.