‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 168 sur 284 · Chuquet (la Wetteravie), pp. 109 et suivantes · texte numérisé non relu

Chuquet (la Wetteravie), pp. 109 et suivantes

ne le trouvant pas disposé à le seconder à cause de l'épuisement de ses hommes, il réclamait sa destitution et obtenait gain de cause : le 5 novembre, Beurnonville ^ remplaçait Kellermann qu'on envoyait dans les Alpes succéder à Montesquiou-Fézensac ^

Pendant ce temps Dumouriez remportait, le 6 novembre, la victoire de Jemmapes et commençait la conquête des Pays-Bas autrichiens. Le ministre se chargea de faire entendre au général en chef de l'armée du Rhin d'avoir, à l'avenir, à se conformer aux ordres de Custine qui, jusque-là avait été son subordonné : Biron se résigna, tout en demandant son remplacement ; laissant quatre mille hommes sous le lieutenant général de Harembures ^ et le maréchal de camp Mieskowski ^ il partit, le 13, avec cinq mille hommes, son chef d'État-major Beauharnais et l'adjudant général Vieusseux 5. Il fut à Spire le 16 et de là écrivit à Custine qu'il attendait u de moment à moment le général du Teil, occupé à mettre en état et à faire partir toute l'artillerie disponible, mais que le mauvais état des chemins et le manque absolu de chevaux

4. Pierre de Riel, marquis de Beurnonville, 1752 f 1821, maréchal de camp puis lieutenant général 1792, ministre de la guerre 4 février 1793, maréchal de France 3 juillet 1816.

2. Anne-Pierre, marquis de Montesquiou-Fézensac, 1741 f 1798, maréchal de camp i780, lieutenant général 1791, commandant en chef 13 avril 1792.

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