‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 190 sur 284 · Armée des Alpes, Correspondance · texte numérisé non relu

Armée des Alpes, Correspondance

3. Voici d'après les archives de la Guerre l'état arrêté entre du Teil et Gassendi :

Effets tirés des places de la direction de Grenoble :

Demandés Existants

f Affûts de 24 42 42

^ i, 1 Avant-trains, id 42 79

(jrenoole < r»« • n n

^ Pierriers 7 7

Affûts à pierriers 4 4

l'armée des ALPES

Le général Doppet, qui venait d'arriver à Grenoble avec Albitte, obtint des représentants près l'armée des Alpes, Dumaz et Simond *, les autorisations nécessaires à la formation et au départ de ces convois : aussi du Teil fit-il passer, dès le 3 novembre, 13 brumaire, à l'arsenal de Grenoble avec un état des objets à envoyer, la note suivante : « Le chef de brigade Lagrée, directeur d'artillerie à Grenoble, fera partir en

Demandés Existants

Affûts à mortiers de 12 pouces.. . . 4 4

Bombes de 8 5000 5986

Id.de 12 486 486

^ ,1 , Pics à boyaux 600 1500

Grenoble I ^^^jj^ ^ mineurs m 178

{suite} ) Forge complète sans soufflet 1 3

(Il existe dans cette place 44.289 mèches; on ignore la quantité qu'on en a prise).

Querras : Avant-trains pour affûts d'obusiers

de6 3 3

^ { de 24 2 6

Canons \ ^^ ^^ 3 5

Barrault } Affûts de 24 4 6

Avant-trains 4 18

Canons de 24 5 9

, Affûts, id 12 28

Briançon { Avant-trains 12 59

Poudres 100000 294000

Canons de 24 22 28

Affûts, id 7 16

Boulets, id 4198 12198

Poudres 20000 121831

, Haches 2000 2673

Montlyon{ Serpes. .*!!!! ! 4000 5749

Outils à mineurs 200 403

Pics boyaux 2157 3490

Pics à rocs 1737 2070

Pelles quarrées 4500 5180

1. Philibert Simond, f 1"794, savoyard, ancien vicaire général à Strasbourg.

diligence les ordres nécessaires pour que dans chaque place, sans perdre de temps, on fasse partir les choses indiquées au présent état, par la voie des transports militaires *, dont lettres de voiture en forme seront données aux conducteurs à jour d'arrivée fixé et dont le moindre retard, par négligence de leur part, sera puni par la retenue d'un tiers du prix du port; le citoyen Lagrée s'exécutera à tous égards pour l'accélération du présent ». Lagrée donna ses ordres « tout de suite, recommandant la plus grande célérité pour les transports; j'ai aussi recommandé ici, écrivit-il de Grenoble à l'adjoint au ministre, le 15 brumaire ~, au citoyen Prié, chargé des transports militaires, pour qu'il s'entende avec les autres préposés afin que chacun, dans son canton, emploie tous les moyens possibles pour la plus prompte exécution ».

Toutes les pièces relatives à l'organisation et à la mise en route de ces convois furent donc placées sous les yeux du ministre par Dupin, son adjoint; Bouchotte reçut directement des renseignements sur cette opération par l'entremise « du républicain Prière ^ » qui

4. On avait dû recourir h ce mode de transport pour les convois d'artillerie en raison du manque de chevaux à l'armée des Alpes ; le ministre, qui en avait promis 1.000 pour Tartillerie de cette armée, n'en avait pas encore envoyé un seul en juin 1793; les derniers avaient été envoyés à Lyon et n'en étaient pas revenus.

2. Lagrée rendit compte, comme on le voit, en haut lieu; ainsi le ministre et son adjoint, régulièrement informés, trouvèrent les mesures prises en cette occasion parfaitement normales puisqu'ils les approuvèrent tacitement, en ne faisant à leur sujet aucune observation.

3. Il portait le titre de commissaire du pouvoir exécutif; c'était un ancien marchand de vin : on peut juger par l'orthe^

l'armée DES ALPES

lui écrivit le 14 brumaire : « Tu trouvera cy-joint un État que ma remis le général duteil insepeteur de l'artillerie. Les transport ver la rébelle Toulon ce font avec beaucoup de selerité » .

Malgré les difficultés qu'accumulaient le mauvais état des chemins, les longues distances à franchir et le manque absolu de chevaux d'artillerie, le matériel de guerre tiré des places de la direction de Grenoble parvint en temps utile sous les murs de Toulon, ainsi que l'établit l'état du grand équipage de siège conservé aux archives historiques du ministère de la guerre * ; la bonne exécution des ordres donnés simultanément à Grenoble par du Teil l'aîné et Doppet est également avérée par une lettre de Bonaparte adressée à Dupin, adjoint au ministre, en date du 4 nivôse, 24 décembre, et annonçant le renvoi de l'artillerie de Briançon et de Mont-Dauphin 2. Un témoignage, encore moins suspect, est celui qui fut donné par les administrateurs des Hautes-Alpes à Claude du Teil ; échappé aux massacres après le siège de Lyon, il était venu chercher un refuge chez son père qui, pour lui sauver la vie, le reprit comme aide-de-camp et lit demander

graphe de cet homme du degré d'instruction des envoyés chargés de surveiller nos meilleurs généraux !

1. Ce grand état à colonnes, quoique postérieur, est classé au 27 vendémiaire, 18 octobre, parce qu'il indique dans une première colonne les effets existants sous Toulon à cette date ; les autres colonnes sont consacrées aux effets demandés par Gassendi au cours de sa mission : celle qui contient les réquisitions pratiquées dans les places de la direction de Grenoble porte de la main de du Teil cadet, commandant en chef de Tartillerie, cette mention : « arrivés à Toulon ».

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