Recueil Aulard, VIII, p
2. Armand-Samuel, marquis de Marescot, 1758 f 1832, inspecteur général du Génie 1799.
3. Archives historiques de la guerre; voir aussi dans le Spectateur militaire, année 1844, un article du colonel du génie Augoyat, t. XXXVII, p. 71.
4. Relation des principaux sièges faits en Europe par les armées françaises depuis 1790; Paris, 1806, in-4.
5. Néanmoins cet éloge parut insuffisant, en 4806, à l'éditeur de la relation qui crut devoir le rectifier par la note sui-
destinées à combattre les batteries avancées des ennemis et à en préparer les attaques. L'une d'elles, établie sur la hauteur de Bréj^aillon, avait nettoyé une partie de la petite rade et obligeait les vaisseaux ennemis à se tenir éloignés ». Telle est évidemment l'expression de la vérité.
Pour l'intelligence des opérations définitives qui donnèrent Toulon à l'armée française, il est nécessaire de résumer les premières dispositions prises sous les murs de cette ville. Après son entrée dans Avignon, le général Carteaux avait reçu de Kellermann l'ordre de se porter sur la Durance * , pour observer simultanément Marseille et Toulon, et d'y attendre de nouvelles instructions : une division , détachée le 24 août de l'armée du midi, s'acheminait vers Toulon et allait permettre de faire marcher contre Marseille la petite armée du Midi. Mais le représentant Albitte poussa Carteaux à transgresser les instructions du général en chef : le passage précipité de la Durance, la victoire de Salon, l'occupation de Marseille devaient avoir pour conséquence de laisser l'amiral Hood s'emparer de Toulon le 28 août.
vante : « C'est à ce siège que le général Bonaparte, alors chef de bataillon, préludait aux exploits immortels qui ont rempli l'univers de son nom. Il entraînait les chefs de l'armée par l'ascendant de son génie; non seulement il dirigeait l'artillerie dont il n'était que commandant en second, mais encore il dirigeait toutes les armes. En un mot, il était l'âme de ce siège important ».
i. Général Thouma s.
2. Samuel Hood, baron de Catherington, depuis vicomte de Hood, 1724 1 1816.
Cet événement nécessita, le 4 septembre, la création d'une armée nouvelle destinée au siège de la place : elle fut formée au moven de l'armée du Midi ^ à laquelle se joignit la division de l'armée d'Italie qui, dès le 6 septembre, avait pris position à Hyères et Solliès. Bien qu'on manquât d'un équipage d'artillerie -, on entreprit sur le champ l'investissement de la ville avec les ressources dont on pouvait disposer : le 7 septembre, les gorges d'Ollioules étaient occupées par Carteaux après un combat de quatre heures : c'est dans cet engagement que le chef de brigade de Dommartin qui commandait la 1 7^ compagnie volante du i^ régiment d'artillerie '\ fut gravement blessé à l'épaule gauche « au moment où il pointait une pièce de 8 qui faisait un grand ravage parmi les ennemis^ ».
Tandis que Carteaux, après avoir placé son canon
1. Le 7 juillet, à Valence, cette armée ne comptait que 1.754 hommes, dont 145 artilleurs (compagnies d'artillerie de la Lozère, partie de Grenoble le 4 juillet, et d'artillerie légère de Dommartin, en formation à Valence); elle reçut des renforts à Montélimart le H, au Pont-Saint-Esprit le 19 et à Avignon le 29 (84 hommes d'artillerie dont les canonniers allobroges et du Pont-Saint-Esprit); elle comptait ainsi, au commencement d'août, 3.830 soldats.
2. Le matériel d'artillerie de Carteaux comprenait, d'après un état du 8 août, 31 pièces : une de siège, deux de 16, deux de 14, deux de 12, deux de 8 long, deux de 8 court, sept de 4 long, treize de 4 court; Krebs et Moris, pièces justificatives, pp. cxxxii et cxxxv.
3. Formée par décret du 15 avril 1793; Perrier, capitaine en second, détaché à Marseille; Muiron, lieutenant en premier; Duroc, en second.
4. Lettre des représentants Gasparin, Saliceti et Albitte à la Convention, du Beausset* septembre; de Coston, II, 223.
Ir'H