Archives administratives de la guerre
3. Jean-François Coquille Dugommier, 1736 f 1794; ancien lieutenant-colonel ; maréchal de camp 10 octobre 1792, général de division 3 novembre 1793.
4. Parti le 9 novembre, 19 brumaire, pour Nice, où l'appelait un ordre du 24 octobre, 3 brumaire.
5. Doppet, dans ses Mémoires, explique ainsi sa situation : « J'arrivai entre le 19 et le 20 brumaire au quartier général de
tendre, pour s'y rendre, la venue de Dugommier qui ne prit la direction du siège que le 17 novembre, 27 brumaire.
La veille, du Teil qui avait été retenu à Marseille pour affaires de service, était venu rejoindre Doppet qui en profita pour faire avec lui la visite des batteries établies avant leur arrivée : « Je vis avec autant de satisfaction que d'étonnement, dit Doppet dans ses mémoires, que cet ancien artilleur applaudit k toutes les mesures qu'avait prises le jeune Bonaparte, alors lieutenant-colonel d'artillerie. Je me fais un plaisir dédire que ce jeune officier, devenu depuis le héros de ritalie, joignait à beaucoup de talents une intrépidité rare et la plus infatigable activité; dans toutes les visites de postes que j'ai faites à cette armée..., je l'ai toujours trouvé à son poste; s'il avait besoin d'un moment de repos, il le prenait sur terre et enveloppé dans son manteau ; il ne quittait jamais les batteries ».
Tout le monde, il est vrai, ne partageait pas l'optimisme de Doppet; ainsi Barras * écrivait de Marseille au comité du salut public le 1" Frimaire, 21 novembre : (( Je ne connais qu'imparfaitement les positions de Toulon; je compte beaucoup sur les généraux
l'armée qui se trouvait à Olioulles... En attendant donc l'arrivée du général en chef Dugommier qui se trouvait à l'armée d'Italie, je m'occupai h faire le placement des troupes et de l'artillerie qui chaque jour arrivaient de Lyon, d après les ordres que j'avais donnés après la reddition de cette vdle... » — Mémoires politiques et militaires du général Doppet; Pans, Baudoin, 1824, 1 vol. in-8, p. 205-207.
i. Paul-Jean-François-Nicolas, comte de Barras, 1757 t i829 ancien capitaine d'infanterie, depuis Directeur,
Dugommier et Duteil ; quoique je ne connaisse pas le premier, sa correspondance m'annonce un homme de guerre qui a de grandes vues militaires... J'ajouterai avec la franchise que je professe qu'il a été commis de grandes fautes dans les différentes divisions de cette armée * ». Au sujet de la situation de l'artillerie, Marescot - adressait d'Ollioules à Carnot une lettre, datée du 5 Frimaire, 25 novembre, et commençant par ces mots : « Je suis arrivé ici hier, mon cher Carnot, j'ai été ce matin visiter les attaques qui ne sont autre chose que quelques batteries provisoires dressées par les officiers d'artillerie, destinées à combattre les batteries avancées des rebelles et à favoriser les premières opérations qui doivent avoir lieu le plus tôt possible 3 ». Mais on sait à quel point sont suspects les témoignages du futur Directeur ; quant à Marescot, il ne tarda pas à porter, sur les premières opérations du siège de Toulon, un jugement plus exact : « Dans les premiers jours de Frimaire, dit-il dans une relation contemporaine imprimée depuis^, nos dispositifs d'attaque n'étaient autre chose que des batteries provisoires placées avantageusement par le chef de bataillon Bonaparte 5, commandant en second de l'artillerie,