‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 197 sur 284 · Archives historiques de la guerre; registre de 1 htat-ma · texte numérisé non relu

Archives historiques de la guerre; registre de 1 htat-ma

jor de l'armée, n® 1. . .^ j r

4. Les vaisseaux anglais ont été de suite 1 objectif de 1 armée ; ces mêmes représentants parlent, dès le 7 septembre, de brûler Vescadre; ils diront le 18 : « Les deux généraux sont d'accord sur le plan : les mesures sont prises pour brûler l'escadre anglaise ou la forcer à la retraite... » De Coston, II, 224. — « 11 n'est personne, suivant Dugommier, qui, connaissant Toulon et ses défenses, ne vit que son côté faible était celui d'où l'on pouvait approcher les escadres combinées et diriger

sur elle des bombes et des boulets rouges » Mémoire sur

la prise de Toulon ; de Coston, II, 246.

forges et des grils, disent-ils ailleurs, pour brûler Tescadre anglaise ou du moins la forcer à la retraite' ».

Aux demandes d'artillerie formulées par Lapoype, Carteaux répondait- le 10 : « Envoyez-moi sur le c^ample citoyen Sugny 2, lieutenant-colonel commandant votre artillerie, pour se concerter avec le citoyen Dommartin, colonel commandant l'artillerie qui est sous mes ordres ; ils se concerteront et ils verront ce qu'il y a à faire pour vous procurer des secours ».

La première batterie fut construite sur la hauteur de la Garenne : « Nous avons essuyé toute la journée (du 18 septembre), écrivait le lendemain^ Carteaux à

1. Lettre de Gasparin et Saliceti du 10 septembre. — Archives historiques.

2. 11 lui conseillait de réserver pour le cap Brun ses deux pièces de 12 et ses deux pièces de 8 et de répartir ses dix pièces de 4 entre les autres postes, en en plaçant deux à Tourris, quatre à La Valette et quatre à La Garde. — Registre n" 1.

3. Jean-Marie-Vital Bonnay, comte de Sugny, général de brigade 1707, de division 1709.

4. Ce même jour Carteaux écrivait de « Souliers » à Bonaparte : « Je viens de recevoir votre lettre et je vous envoie à la municipalité pour vous procurer tous les objets que vous me demandés. Je vous conseille de bien placer vos Bateries, de les fortifier avec deux pièces de vingt quatre, et d'attendre pour les faire jouer (|ue le vent soit bon, car ce seroit perdre votre temps; tant qu'à l'autre mortier je viens de le faire partir du Bausset et vous les fairès placer tous les deux dans la nuit prochaine. Faites bien rougir et établir votre forge pour que les boulets soient bien chauffés. L'Allobroge vient de me dire que leur Batterie a tiré sur nos pièces qui sont sur le grand chemin, il faut pixîvenir le danger qu'elles courent d'être démontées et leur faire des épaulements ». On voit que la lettre à la Convention n'est queJe résumé de celle-

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la Convention, le feu de deux vaisseaux de guerre, de deux frégates et d'un ponton et de plus le feu croisé d'une redoute qu'ils ont établie sur l'ancienne poudrière, entre la rivière et Toulon. Nous avons répondu d'une redoute que j'ai établie entre la chapelle et la route avec deux pièces de 24 et deux de 16... . La nuit nous avons établi deux forges, fait placer deux pièces de 24 de plus et travaillé aux épaulements* ». Une lettre plus explicite des représentants Gasparin '^ et Saliceti ^ au Comité de Salut public donne le nom du remplaçant de Dommartin à cette date : « Vous verrez, disent-ils le 20 septembre, par la lettre que nous écrivoit hier le citoyen Buonaparte, capitaine d'artillerie qui étoit destiné à l'armée de Nice, mais que la blessure de Dommartin nous a obligé de retenir ici pour commander, la situation d'hier et les dispositions pour aujourd'hui^ »...

Depuis la réduction d'Avignon, Napoléon avait toujours conservé son contact avec Tarmée du Midi ; on a une preuve évidente de ce fait dans l'approbation

ci : si Carteaux taisait dans l'une le nom de Bonaparte, c'était sans doute pour laisser aux représentants la responsabilité du choix qu'ils venaient de faire. — Registre n° 2.

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