‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 203 sur 284 · Correspondance de l'Empereur · texte numérisé non relu

Correspondance de l'Empereur

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du peuple paraissent désirer entreprendre immédiatement un siège régulier; c'est ainsi qu'ils diront au Comité de Salut public le 9 vendémiaire, 30 septembre : « Bonna-Parte le seul capitaine d'artillerie qui soit en état de concevoir ces opérations a déjà trop d'ouvrage de la conduite de toutes les parties de l'artillerie, occupés- vous donc de nous envoyer incessamment un ingénieur en état de soumettre une place de la première importance et de faire comprendre, s'il est possible, son projet au général * ». — « Nous vous renouvelons avec instance, répétera Gasparin le 9 octobre, la demande d'un ingénieur en état de conduire le siège de Toulon, car il n'est plus douteux que nous serons obligés de l'entreprendre dans toutes les règles- ». — Bientôt, le 12, ils réclameront un véritable général en chef, ajoutant : « Nous sommes donc dans la plus mortelle inquiétude et nous craignons que le palliatif que nous vous avons proposé d'envoyer un bon ingénieur pour conduire Carteaux ne soit insuffisant ^ ». On sait que ces vœux ne furent réalisés que le 16 novembre : en attendant il fallut, pendant un mois et demi, poursuivre les travaux sans que le personnel fût augmenté et en se contentant des convois qui arrivaient lentement sous les murs de la place.

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