André La Barre, général de brigade 22 août
2. Gasparin et Saliceti au Comité le 4 octobre; Aulard, VII, 226 — C'est à cette affaire que se distingua le chef de bataillon Victor Perrin, depuis duc de Bellune, 1760 f 1841, maréchal de France.
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la Croix des Si^maux et reliée, à louest, à la terre ferme par l'isthme des Sablettes ; cette rade est largement ouverte à Test, mais au nord, vis-à-vis de la presqu'île, le cap Brun avec sa batterie en protège l'entrée.
Au nord-ouest de la Grande-Rade, un détroit, nommé le Goulet, donne accès dans la Petite-Rade : celle-ci est limitée, à l'est, par la croupe du Mourillon au pied de laquelle, du côté des terres, s'assied le fort La Malgue et dont les pointes méridionales sont occupées par la Grosse Tour et le fort Saint-Louis, construits de chaque coté de l'embouchure de TEvgoutier. En face et au sud, s'avance le promontoire du Caire avec la hauteur de Grasse dont les an^-les extrêmes, vers l'est, sont défendus par le fort de l'Aiguillette et la tour de Balaguier : de ce côté une grande redoute manquait pour servir, en quelque sorte, de contre-poids au fort La Malgue; les Anglais y ont pourvu en élevant le fort Mulgrave. C'est autour de cette rade et sur les hauteurs qui l'environnent que viendront converger les principales opérations.
En face du Goulet, au milieu et au fond de la Petite- Rade, un plateau, compris dans le delta que forment le Las et la Rivière-Neuve, vient la rétrécir : il est occupé par les forts Malbousquet et Missiessy à proximité desquels se trouvent les poudrières de Millaud et de la Goubran. A la droite du delta, Toulon apparaît avec ses deux ports, plus loin et vers la gauche, on aperçoit La Seyne et sa baie.
Derrière Toulon se dresse le terrible contrefort du
Faron, tout hérissé de redoutes; à sa base, près de la ville, vient prendre place le camp retranché de Sainte- Anne, flanqué à droite des forts l'Artigues et Sainte- Catherine, à gauche des deux forts Saint-Antoine. A l'ouest du Faron, le Bau des Quatre-Heuies s'élève avec le fort des Pomets, s' appuyant au massif de Croupatier. Pour arriver à proximité de Toulon, sans franchir, au nord, entre le Faron et Croupatier, le défilé de Saint- Antoine où coule le Las, il faut descendre la route de Solliès dans la direction de La Valette ou de La Garde, séparées par le Thouars : c'est le chemin du nord-est qui servit à la division Lapoype, ou bien il faut passer par les gorges d'OUioules en venant du Beausset : tel a été l'itinéraire de l'armée de Carteaux.
Le 16 vendémiaire, 7 octobre, le poste des Sablettes était enlevé par les Anglais, puis aussitôt reprise Cette tentative eut pour résultat de démontrer la nécessité de fortifier cette position qui commandait l'isthme de la presqu'île Cepet, en y établissant deux batteries, la première à l'est de la plage de Fauhrcgas k laquelle on travaillait dès le 21 vendémiaire, 12 octobre-, la seconde sur la hauteur, vis-àvis du Petit-Gibraltar, au nord de la précédente; cette seconde batterie conserva le nom des Sablettes : le citoven Pacthodt, chef du 2« bataillon du Mont-
\. Archives historiques, Aulard, VII, 294, 337.
2. Date d'un ordre à une compagnie de marins de se transporter au Bré(ja (ou Bréguart) pour y défendre les travailleurs contre une descente.
Blanc, y commandait* : dans la nuit du 22 au 23 brumaire, 12 et 13 novembre, la batterie des Sablettes fera un feu terrible sur la redoute anglaise -, y fera sauter un magasin et favorisera la construction de la fameuse batterie des ïlommes-sans-peur.
En même temps, pour que ces deux positions ne se trouvassent pas trop isolées par rapport au groupe de Brégaillon, on élevait une cinquième batterie en seconde ligne, aux Quatre-Moulins, derrière La Seyne et à sept cents toises de la redoute : elle balayait toute la plaine, au dire de Carteaux ^. Ce nouveau groupe de batteries recevra le canon suivant : Faubrégas, une pièce de 36, deux de 24 et un mortier marin; les Sablettes quatre pièces de 24 et les Quatre-Moulins deux pièces de ce dernier calibre *. Tous ces travaux ne purent être menés à bien que grâce à l'établissement, par voie de réquisition, d'un atelier de fascines au Beausset : « Je vous prie, écrivait Bonaparte le 23 vendémiaire, 14 octobre, aux olïiciers municipaux de cette localité, de prendre en considération cet objet qui, s'il était négligé, arrêterait nos travaux ^ ». Quelques jours plus tard, le 1^^ brumaire, 22 octobre, deux pièces de 24 étaient prêtes à être mises en batterie dans une sixième redoute, dite de la
\. Le 28 vendémiaire, 19 octobre, il adressa au général des réclamations au sujet de changements ordonnés [)ar Bonaparte dans l'armement de ce poste et obtint 8 pièces de 4 en plus.