‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 211 sur 284 · Archives historiques de la Guerre, correspondance · texte numérisé non relu

Archives historiques de la Guerre, correspondance

2. Ancien sergent au 4'^ régiment, depuis capitaine et conducteur général des charrois à l'armée d'Italie.

3. Il avait servi au régiment de Strasbourg et était alors capitaine d'une compagnie de canonniers de la garde nationale de Romans.

4. Jean-Andoche Junot, depuis duc d'Abrantès, général de division 1801.

5. Le 27 vendémiaire, 40.000 livres, remises à Gassendi pour les besoins de l'arsenal, étaient épuisées; le 12 brumaire, pareille somme fut de nouveau comptée au capitaine Périer, sur l'ordre des représentants, à charge de rendre, à la fin du mois, un compte général de ces 80.000 livres; archives nationales, AF, II, 253.

corps ; ces fonctions convenaient peu à ce jeune ofTÎcier que Bonaparte rappela bientôt sous Toulon où il rendit de sérieux services. Gassendi, mandé en toute hâte de Nice, vint remettre de Tordre dans les convois et rendre à l'arsenal toute son activité. Entre temps Perrier s'était rétabli ce qui permit au commandant d'appeler, sous les murs de Toulon, Gassendi auquel il allait donner une mission importante :

<( Au citoyen Gassendi ^ « Ollioules, 27 vendémiaire an II 2, 10 heures du soir. «... J'ai laissé Perrier à la tête de l'arsenal de Marseille... Si vous voulez venir à Ollioules, il faut que nous travaillions tout un jour ensemble. Si vous aviez de la répug^nance à y venir, vous pourriez m'indiquer un endroit intermédiaire. Mais vous savez combien je suis nécessaire ici.

«... Ne perdez pas un quart d'heure : envoyez-moi votre conducteur de charrois \ Je suis content de votre garde magasin, mais j'en voudrais encore un autre. Envoyez-moi votre conducteur à moins que vous ne veuilliez l'amener avec vous. Les choses sont ici dans le même état »

C'est donc Gassendi ^ qui, avec Bonaparte, collabora

i. Lettre communiquée par M"»» Marey à la commission dont

Il a ete question p. 371, note 4, et supprimée par Napoléon III,

a. 18 octobre. '

3. Une pièce portant « Organisation et règlement pour l'attelage des parcs d'artillerie attachés à l'armée dirigée contre Toulon ,. à Marseille, le Beausset, Ollioules et Solliès fut approuvée par Saliceti; archives nationales, AF, II, 253.

4. Peu d'officiers auraient été aussi bien préparés que Gassendi à ce genre de travail; dans son aide-mémoire paru en

à rétablissement du projet de grand équipage pour le siège : le 23 octobre, 2 brumaire, il part en mission, sur un ordre des représentants du peuple, pour activer l'organisation et la mise en route des convois d'artillerie destinés à l'armée sous Toulon; on a vu plus haut qu'il était à Grenoble dès le l^»" novembre. A la suite de cette journée de travail passée avec Gassendi suivant la lettre du 27 vendémiaire, Bonaparte put informer avec certitude les représentants du peuple des besoins du siège :

ce L'armée ne tardera pas à être composée de 30 mille hommes en comptant les deux divisions; à 200 cartouches ^ par homme, cela n'est pas trop, et cela fait cependant 150 milliers de poudre, c'est-à-dire 38 milliers de plus que nous n'en possédons, et si Ton continue à gaspiller les cartouches, à ne pas vouloir suivre les règles prescrites par la loi, à crier plus fort que les soldats du moment que l'on retardera la livraison ou qu'on la refusera parce que les différends corps ne seront pas en règle, si j'ai à la fois à combattre

1789, il avait rédigé des projets d'équipage d'armée et de siège d'après les meilleures données : c'est un dictionnaire vivant que Bonaparte put ainsi consulter; les deux pièces du 22 octobre émanées du futur empereur prouvent quel parti il sut tirer de Gassendi avant son départ. — L'arrêté des représentants en faveur de Gassendi est du 27 vendémiaire, mais le droit de réquisition lui fut donné seulement le 2 brumaire : il en usait, dès le 9, à Valence où il requérait trois aff'ûts de 24, trois affûts de 46 et dix milliers de poudre ; des mesures furent prises aussi pour qu'il ne manquât pas d'argent au cours de sa mission ; archives nationales, AF, II, 253.

1. Dès le l*"" octobre, 10 vendémiaire, Bonaparte avait demandé deux artificiers pour fabriquer des cartouches.

les officiers, les commandants des ailes et encore le grand État-major de l'armée, si tous ceux qui sont d'un grade supérieur peuvent me dire « je veux » concevez qu'il faudra 400 cartouches par tête, c'est-à-dire 180 milliers de plus que nous n'avons. Vous voyez d'après ceci, citoyens représentants, les sollicitudes que vous devez vous donner pour organiser cette armée et pour maintenir toutes leurs armes dans leurs fonctions...

« Je vous le répète, Ton ne peut pas commencer la première batterie devant Toulon qu'il n'y ait 600 milliers de poudre et l'espérance d'en avoir plus ^ ».

Le jour même où il écrivait cette lettre, le 22 octobre, 1^^ brumaire, pour être exactement renseigné sur l'état de son petit équipage, Bonaparte avait donné àTalin, son premier adjudant-major, l'ordre de passer une revue du matériel existant dans chacune des batteries établies :

« Il est ordonné au citoyen Talin de se transporter aux différentes batteries, de prendre la note des objets inutiles qui s'y trouveraient.

« De prendre la note des charriots cassés, débris de timons, de roues, etc.

« De voir combien il y a à la Sans-Culotte de boulets

inutiles.

(( De demander à chaque batterie combien d'aunes de toile cirée ils ont besoin pour garantir de la pluie le magasin à poudre.

1. Musée des archives nationales, Paris, Pion, 1872, 1 vol. in-4 ; p. 785.

« Le commandant de chaque batterie fera faire des magasins capables de contenir cent coups par pièce, et fera en sorte de le mettre à l'abri de l'humidité.

(( Il s'informera au Brigat si les canonniers marins de Saint-Nazaire s'y sont portés et qu'est-ce qui s'oppose à ce que leurs pièces soient en batterie à la batterie

de la Grande- Bade,

« Buonaparte ))^

« Il prendra l'état des approvisionnements des pièces

de 4 en fer.

« Il prendra une note du nombre d'hommes qui

existe à chaque batterie ^ » .

Le 17 novembre, 27 brumaire, Doppet partait pour Tarmée des Pyrénées Orientales ; Dugommier prenait la direction supérieure du siège, et du Teil était investi du commandement de l'artillerie. Dès le lendemain, le nouveau général en chef faisait demander à ce dernier de lui envoyer dans la journée l'état des munitions et des artilleurs - ; les représentants du peuple s'abou-

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