‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 243 sur 284 · Nicolas Declaye, général de brigade le 30 juillet · texte numérisé non relu

Nicolas Declaye, général de brigade le 30 juillet

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LA TERREUR

amour pour la discipline et le bon exemple le soin de donner à ce jugement tout l'appareil et la publicité capables d'imprimer la soumission aux lois et l'horreur du Grime ». Ces recommandations furent ponctuellement suivies car, dès le lendemain, à midi, il était fusillé u en grand appareil, afin de mieux épouvanter ceux qui seraient tentés de l'imiter ».

Il est curieux de rapprocher le jugement de la commission militaire de celui de Napoléon sur son ancien commandant d'Ecole * :

Le général du Teil, l'aîné, dit-il, « ne partagea pas l'opinion nationale ; il était déjà fort âgé, mais bon français. Il refusa cependant d'émigrer et resta à son poste;... il ne put échapper au comité de surveillance de Gollot d'IIerbois et de Fouché - ; il fut traduit au tribunal révolutionnaire et condamné à mort. Son jugement était motivé sur les retards qu'il avait mis à envoyer l'artillerie pour le siège de Toulon. C'est en vain qu'il produisit les lettres de remercîments que lui écrivait Napoléon pour le bon ordre et l'activité qu'il avait mis dans l'envoi de ces convois ». Bonaparte , qui commanda l'artillerie du siège jusqu'au 17 novembre, était mieux renseigné sur ces faits que la commission militaire de Lyon.

Ainsi mourut ce soldat septuagénaire qui comptait soixante-trois ans de services et quinze campagnes ; blessé fort jeune au siège de Tournay, il s'était trouvé à vingt-deux sièges, avait assisté à sept batailles ou

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