‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 269 sur 284 · Le premier inspecteur général, c'est-à-dire Gribeauval · texte numérisé non relu

Le premier inspecteur général, c'est-à-dire Gribeauval

PIÈCES JUSTIFICATIVES

chaque année, par les commandans d'École, un projet d'instruction pour la campagne, appuyé du motif qui les détermine, que vous approuveriez, augmenteriez ou diminueriez. D'après cela il suffirait de prescrire par l'ordonnance que les instructions doivent se diriger principalement sur les moyens d'instruire les Officiers, sur les Opérations de guerre les plus analogues à notre service, dont tous les Capitaines du Corps et même partie des Chefs de Brigade n'ont point de notions, n'ayant pas fait de campagne.

Le seul article d'instruction qui puisse être soumis à une règle fixe et invariable est celui qui concerne les officiers nouvellement promus ^ Les nouvelles ordonnances ne laissent rien à désirer sur les précautions indiquées pour s'assurer qu'ils sont parfaitement instruits avant d'être reçus; celle du corps ne doit y ajouter que les détails relatifs à notre service qui mettent un officier, à l'instant de son arrivée, à même de commander une partie ou la totalité de sa compagnie et rendent encore plus important d'accéllércr son instruction et de s'assurer s'ils ont acquis des connaissances préliminaires suffisantes. Pour exciter leur émulation, il devrait être prescrit qu'aucun lieutenant en 2« nouvellement promu ne serait admis à profiter ni de semestre, ni de congé qu'autant qu'il serait constaté par un Conseil composé de tous les Officiers supérieurs du Régiment et présidé par le Commandant d'École, qu'il est parfaitement instruit sur tous les détails relatifs à notre service et sur la théorie et les genres de dessin qui seront prescrits par le règlement.

Il y a peu de changements à faire à Fordonnance actuelle

1. On se souvient que le premier soin de du Teil fut d'attacher Bonaparte qui rentrait de semestre à la commission du tir des bombes.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

pour former le canevas du plan que je propose \ mais je crois qu'il y a beaucoup à retrancher sur tout ce qui est prescrit concernant Tinstruction du canonnier, le détail en est trop minutieux et doit être abandonné à la disposition du chef pour le faire varier suivant les circonstances. Si les bornes en sont limitées par l'ordonnance, cette disposition aura des effets très-nuisibles lorsque les chefs ne prendront pas assez sur eux-mêmes pour y rien changer. Une suite d'expériences a démontré, Monsieur, que les principes que Ion avait adoptés pour l'instruction des manœuvres de force '^ n'étaient pas les meilleurs ; l'on a été contraint de s'en écarter pour pouvoir former avec plus de succès le canonnier à une partie du service si intéressante 2. . .

Le Baron du Teil.

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