‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 270 sur 284 · Voici ce canevas, d'après du Teil · texte numérisé non relu

Voici ce canevas, d'après du Teil

ÉNUMÉHATION DES ARTICLES DE l'oRDOXXANCE DU CORPS ROYAL SUR LES INSTRUCTIONS

Titre 7.

Art. 29. Salle de dessin mal expliquée. Art. 36. Connaissance des arsenaux est bonne. Art. 38. Opérations pratiques sur le terrain mal exprimées. Art. 39. Instruction sur les ponts est bonne.

Il manque :

La pratique sur les mines.

La pratique et l'application sur les retranchemens en campagne.

Opérations de nivellement.

Instructions pratiques sur l'attaque des places.

Instructions pratiques sur la défense et tous les déUils accessoires

qui y sont liés.

Procédés de chymie sur la métallurgie et tout ce qui est accessoire.

Voilà à peu près le canevas qu'il y a à énoncer dont les commandans d'école feront le remplissage, d'après le prospectus approuve par vous chaque année, parce que les instructions doivent varier selon le degré de connaissance et qu'il ne faut pas s'appesantir sur les choses entendues

2. Elles étaient particulièrement instructives à Auxonne, en raison des démonstrations théoriques dont Lombard les accompagnait.

3. Archives de l'artillerie, 2. A. 59, - Nous donnons de cette lettre

PIÈCES JUSTIFICATIVES 501

Les Archives de Tartillerie contiennent encore divers mémoires du commandant de TEcole d'Auxonne :

1** Observations sur les artificiers des Régimens.

2° Observations concernant les tambours.

3" Observations sur la musique des régimens en général.

4° Récapitulation de la dépense demandée aux deux mémoires pour le nouvel établissement des artificiers et celui des tambours.

5° Causes du dégoût qui règne dans les soldats d'Infanterie et d'artillerie pour le service du Roi : Nourriture, Bourse du soldat ou massé, alimentée par la demi-solde des soldats semestriers ; Bourse des morts et désertés qui était sans terme et destination ; punitions ; surmenage, le mot n'y est pas, mais l'idée est développée; chambrées; congés de grâce ; nouvelle ordonnance sur la désertion ; pain en commun, etc. . . Ce mémoire se termine par ces paroles :

« Depuis la dernière guerre de Flandres, on ne parle qu'établissement de la discipline et je vois qu'il y en a beaucoup moins que dans ce temps-là, non-seulement dans le soldat, mais même dans l'officier qui ne la connaît pas plus que la subordination. Un officier subalterne révérait plus alors son capitaine, qu'il ne révère aujourd'hui un officier général. L'on peut dire sans se bazarder que tant qu'on ne cherchera pas la discipline dans son fondement, on ne parviendra jamais à l'établir dans les troupes puisqu'elles font partie de tous les sujets du Royaume séditieusement révoltés, révolte qui se propage depuis vingt ans par de

les passages les plus intéressants, de manière à compléter tous les renseignements relatifs à l'instruction donnée dans l'École d'Auxonne. Il y a lieu de rapprocher cette pièce du rapport de La Mortière que l'on a pu lire pages 258 à 252.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

petits événemens répétés de toutes parts et qui, s'ils ne fussent pas restés impunis, n'auraient pas laissé éclater les excès qui viennent d'arriver et qui pourraient faire craindre les plus funestes événemens... »

Les quatre premiers mémoires sont de 1788; ce dernier est vraisemblablement de 1789 et ce sont sans nul doute les troubles d'Auxonne auxquels la garnison s'était malheureusement mêlée qui engagèrent du Teil à rechercher les causes du mécontentement des soldats pour y porter remède : ces observations ne devaient être qu'une annexe d'un mémoire plus important intitulé : Principes sur la conduite d'une troupe.

BUDGET DE l'ÉCOLE d'aUXONNE EN 1781.

Page 1