Guerre, Correspondance
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LNE FAMILLE MILITAIRE
BATAILLON DE LA BORIE
murs de cette place que Jean-Pierre du Teil fut nommé le 18 décembre, cadet-gentilhomme.
Après ce second succès, on avait eu le projet de faire prendre à larmée ses quartiers d'hiver et le bataillon était désigné pour occuper Crémone, mais le s.ége de Novare ayant été résolu, il fut dirigé de ce côté, puis envoyé à „ Guidoboni ,., sous les murs de lortonei ; cest seulement après la prise de ces deux places, les 7 janvier et 5 février, que Royal-Artillerie prit la route du Crémonais où il était encore à la fin
f .r"^:,^^" *''°"P^« avaient eu beaucoup à souffrir de I humidité devant Novare et du froid sous Tortone • le d février, au siège du château de cette dernière ville, il neigea avec une telle abondance que, Tair en étant obscurci, les canonniers ne pouvaient plus rien découvrir et que la tranchée était si remplie de boue qu elle devenait impraticable '.
On sait qu'à l'ouverture de la campagne de 1734 le maréchal de Villars remit, le 27 mai, le commandement de l'armée à MM. de Coigny et de Broglie et mourut à Turin le 17 juin : ses dissentiments avec le roi de Sardaigne avaient amené sa retraite et précipité sa fin : c'était, avec ses quatre-vingt-trois ans, le plus vieux soldat de l'armée, comme Jean-Pierre du Teil devait en être le plus jeune 3.
i. Le lieutenant d'Artigues fut blessé à Tortone.
quen 1,36 par un ancien militaire (comte d'Espiès). Paris Duchesne, 1 vol. in-12, p. 87. ' '
P ^- ^x!" 1" y^ **" maréchal duc de Villars, par Anquelil Pans, Moutard, 1788, 4 vol. in-12. .«^nquem,
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Si la campagne de 1733 avait été fertile en sièges ^ celle de 1734 devait compter deux grandes batailles et deux engagements sérieux. Dès le 4 juin, l'avantage resta à M. de Maillebois, au choc de Golorne qui nous coûta la vie de l'un de nos meilleurs officiers d'artillerie, M. de Montlaur : voulant charger lui-même une de ses pièces trop échauffée, il y introduisit le refouloir au moment où le coup partait, lui emportant le bras et une partie de l'épaule ; il expira une heure après -. Quelques jours plus tard il se livra sous les murs de Parme, le 27 juin, une bataille qui, au dire de tous les officiers généraux présents, fut l'une des plus meurtrières qu'on ait vue : « Jamais il n'y a eu de combat plus opiniâtre et plus long de mémoire d'homme : il s'est passé dans l'espace de 1 50 mètres de terrain et il a duré depuis onze heures du matin jusqu'à la nuit fermée sans discontinuation. Le maréchal de Coigny coucha sur le champ de bataille': enfin à minuit les Impériaux prirent le parti d'avouer leur défaite, en se retirant en désordre ^. » Ce fut surtout un combat d'infanterie : notre feu de mousqueterie, moins méthodique que celui des ennemis, n'en fut pas moins meurtrier : « on avoit laissé à nos soldats la liberté de tirer à leur fantaisie; après qu'ils eurent employé leurs cartouches, ils prenoient dans leurs poches de la poudre à pleines mains, la mettoient dans le canon, y intro-
i. Pajol, I, pp. 365 à 546.