‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 44 sur 284 · Pajol, II, pp · texte numérisé non relu

Pajol, II, pp

3. Frédéric II le Grand, roi de Prusse, 1712 f 1786, roi de Prusse 1740.

4. Charles, prince de Lorraine, né en 1712, gouverneur des Pays-Bas, frère puîné de François III,

Duc^ Les réparations que Ton fit faire aux fortifications de la place, nos sorties vigoureuses et multipliées, la marche de Tarmée du maréchal de Maillebois contraignirent les ennemis à lever le siège le 14 septembre. On ne sait exactement les services que rendit le bataillon de La Borie pendant cette héroïque défense, mais ils durent être considérables, car le feu fut terrible de part et d'autre ; les lieutenants de La Peyrade, de Miaille, de Clinchamp, de Bourdeville et de Trêves, le sous-lieutenant Lamotte y furent blessés, ainsi que le cadet Alexis du Teil : il n'avait que treize ans.

Après le départ du maréchal de Broglie qui était allé prendre le commandement de l'armée de Maillebois, le maréchal de Belle-Isle fit ses dispositions pour assurer la retraite de ses troupes; le 16 décembre, il quitta Prague où il laissait Ghevert avec dix-huit cents hommes et quatre mille malades, et entreprit de traverser, avec les ennemis sur ses talons, trente-huit lieues de pays dévasté et accidenté, par un froid rigoureux, sans cavalerie, sans magasins ni provisions^; le 27, il arriva à Egra où il séjourna jusqu'au 3 janvier et où il laissa huit cents malades : « Il y en a la moitié qui ont quelque membre gelé, et la plus grande partie les pieds qu'il faudra couper...,

1. François III de Lorraine, grand duc de Toscane 1735, marié à Marie-Thérèse 1736, empereur d'Allemagne 1745.

2. « Il fait un temps affreux, écrivait-il le 12 décembre à Breteuil, à ne pas pouvoir faire deux lieues en un jour, il neio-e et ne gèle point, ce qui n'arrive jamais en cette saison en ce pays-ci ». — Guerre, Correspondance.

BATAILLON DE FOMENAY

nombre d'officiers sont dans le même cas : ce que l'armée a supporté de peines, de fatigues et de froid ne se peut comprendre... Ceux qui ont eu la force de résister jusqu'ici vont présentement tomber chaque jour. Il résulte de ce détail que cette armée est absolument à bout de forces et que ce seroit tromper le roi et se tromper soi même de croire qu'on en puisse attendre aucun service d'icy à la campagne prochaine * »

Le 6 janvier, Royal-Artillerie cantonnait à Amberg; le maréchal était le 28 à Schwandorf, le 29 à Hersbruck, le 30 à Nuremberg, le l^»- février à Wurtzbourg. La gelée, qui favorisait notre marche, ne permit pas de jeter un pont à Wimpfen, sur le Necker, ce qui obligea nos premières divisions à passer par Heilbronn ; seule, la cinquième n'eut pas ce détour à faire, en raison du dégel qui survint beaucoup trop tôt et nous causa quantité de malades ; toute l'armée rentra en France par Spire où elle passa le Rhin. Le bataillon était, depuis le il février, sous les ordres de M. de Fontenay^.

Alexis du Teil eut beaucoup à souffrir pendant cette retraite; il eut le talon droit gelé dans sa botte, mais sa bonne constitution lui permit de triompher de cet accident 3 : le 9 avril 1743, il recevait Tépaulette de sous-lieutenant.

i. Lettres de Belle-Isle à Breteuil, notamment celle du 2 janvier. — Guerre, Correspondance.

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