BRIGADE DE MOUY
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valle, ses intentions s'étaient modifiées : il avait sans doute songé à l'avenir de ses fils, car il avait déjà deux enfants et en attendait un troisième ; il fit donc ses équipages et rejoignit volontairement l'armée.
On avait déjà disposé de la compagnie qu'il devait commander, mais on manquait d'un officier de valeur pour diriger l'artillerie à Marbourg, et le chevalier Pelletier qui avait, le 21 juillet, averti le ministre de l'arrivée de du Teil, le désigna immédiatement pour occuper ce poste. L'investissement de cette place, dirigé par le comte de Ghabo *, avait été opéré le 26 juin ; « mais le maréchal ne voulait pas, pour la gloire de nos armes, que l'on fît un siège en règle et qu'on levât de la terre autrement que pour les batteries, » aussi fallut-il attendre l'artillerie qui n'arriva que le 29 pour commencer les approches ; on travailla toute la nuit aux batteries et les mortiers ouvrirent le feu, le 30, à neuf heures du matin : le peu de garnison empêcha le major de PufTendorf, qui commandait là, de défendre l'ouvrage à corne et, comme la petitesse du donjon permettait facilement de l'incendier, la capitulation fut signée aussitôt.
On trouva dans la ville beaucoup de provisions de guerre et de bouche, onze pièces de canon et quantité d'effets que les ennemis y abandonnèrent * ; on fit aussitôt l'impossible pour réparer les trentetrois fours qui existaient là et pour en construire dixsept nouveaux dont on dut faire les briques, en sorte
4. Charles-Louis, comte de Ghabo de la Serre, 1715 f 4780, lieutenant général 1762.