‹ Une famille noble sous la TerreurChapitre 31 sur 241 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

leur éloignement permit à la tranquillité de reparaître; déjà Tordre semblait se rétablir, malgré Tespèce de terreur silencieuse qui pesait sur chacun de nous et commandait particulièrement la prudence, car nous étions toujours les pauvres étrangers menacés et sans asile. On tint conseil; le plan arrêté et les gens prévenus, nous partîmes à la brune, dans le fond de la carriole de madame Noailly, qui, se plaçant sur le devant avec ses enfants et leur bonne, nous cachait à tous les regards. Nous traversâmes le faubourg sans être aperçus , et nous allâmes descendre à Tauberge tenue par le père de madame Noailly. Les portes se refermèrent sur notre voiture, et Ton nous conduisit dans un appartement très-reculé, où bientôt Cantat vint nous rejoindre, ravie d'avoir retrouvé sa maîtresse et tremblante encore de la nuit qu'elle venait de passer. Nous nous couchâmes en disant : Que ferons-nous demain? L^asile qu'on nous offrait n^allait pas au delà.

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