‹ Une femme du monde au XVIIIe siècleChapitre 55 sur 106 · Du Crandval · texte numérisé non relu

Du Crandval

« 11 revient après-demain do la Rriche ; je suis cnrieiix delà mine ((u'il en rapportera: allongée, loiit est dit; gaie, tout est encore dit »

C'était, en effet, à la Briche qu'habitait maintenant madame d'Epinay; les réparations étant terminées, elle s'y était installée dès le mois de juillet.

Évidemment il dut y avoir, à cette époque, quelque malicieux propos, quelque fâcheuse insinuation, dont Suard était ]o thème, car tout à coup, sans motif, sans raison, la brouille éclate violente, profonde, entre madame d'Epinay et les d'Holbach. Diderot en fut désolé.

« 11 y a quinze jours qu'il régnait dans cette maison une concorde charmante : on riait, on plaisan, tait, on embrassait, on se disait tout ce qui venait à la bouche. Aujourd'hui on est sérieux, on se tient écarté les uns des autres, on se fait en entrant, en passant, en sortant, des révérences et des compliments, on s'écoute, on ne se parle guère, parce que l'on ne sait que se dire et qu'on n'ose dire ce qu'on sait. On met de l'importance à tout parce qu'on n'est plus innocent. Je vois tout cela et je péris d'ennui .

» Madame GeofTiin était venue sur le midi, elle se proposnif de dînei-; mais, saisie tout à coup de co{

ennui qui la gagnait, sans qu'elle s'en aperçût, étonnée comme quelqu'un qui n'aurait plus recolmu les visages, s'appliquant peut-être à elle-même l'embarras des autres, elle regarde, elle se damne sur sa chaise, elle veut être plaisante, personne ne la seconde, à peine on lui sourit; elle se tait, fait des nœuds, bâille une fois ou deux, se lève et s'en va.' Et l'abbé Follet qui lui crie : « Madame, vous » nous quittez? » Et elle lui répond: « Il n'y a » personne aujourd'hui, une auti'e fois je revien- )) drai. » Adieu nos jolis soupers des lundis! »

Le philosophe, qui ne voulait se brouiller avec personne, prit le parti de, se tenir à l'écart jusqu'à ce que les têtes fussent un peu calmées, et, pour éviter les récriminations, il renonça à la Briche en même temps qu'au Grand val :

(( A présent que tout est sens dessus dessous chez les d'Holbach, on m'y voit peu ; je ne veux pas qu'on me fasse parler. Ils ont brouillé leur échéveau, qu'ils le débrouillent....:. J'étais invité à la Briche pour dimanche et lundi; c'est l'autre bout de l'écheveàu qu'il ne faut pas tenir, ...»

Un événement de famille vint faire diversion à ces tracasseries et donner une grande joie à madame

d'Épinay. Son beau-frère, M. de Jully, qu'elle aimait tendrement, épousa, le 1" août 17Gi2, Marie- Louise-Josèphe de Nettine', fille du banquier de la cour de Vienne à Bruxelles. Mademoiselle de Nettine était aussi distinguée par ses talents et son caractère que par sa beauté ; elle se lia étroitement avec madame d'Épinay, qui eut en elle une confiance sans bornes.

Peu de temps après C3 mariage, Gi-imn et madame d'Epinay partirent pour le Bourgneuf - ; Diderot l'annonça ainsi à mademoiselle Volland :

1. M. de Jully était revenu à Paris eu lloO, eu uièmo temps que sa belle-sœur. Bieu qu'il eût échoué dans la missiou diplomatique à lui roufiéo par uiadami^ de Pompadour, sa faveur u'eu renut nulle alt^'inte, et, à peiuî de retour, il remplit les fonctions d'introducteur des ambassadeurs. Sa famille désirait beaucoup le voir se remarier, mais il avait aimé sa première femme avec une telle passion qu'on se heurtait toujours à une répugnance invincible. (Voir la Jeunesse de madame d'Epinay.)

Trois des sœurs de madame do Jully (de A'etliue) é[(ousèreut, l'uue, M. de Laborde, si-igueur de .Méréviilo et marquis de Laborde, banquier de la cour ; l'autre, M. Micault d'Harvelay, garde du Trésor Royal, et la troisième. .M. de Walkiers. L'enfant que M. de Jully avait eu de son premier mariage mourut en bas âge. Sa seconde femme lui donna un fils et deux HUes. Sou fils, Gaspard de la Live, après avoir servi dans la marine, remplit les fonctions d'introducteur des ambassadeurs; il épousa la veuve de .M. ïaillepieJ de la Gareuue , née Massou de Saint-zVmand ; elle vécut jusqu'en .1850, et était connue sous le nom de madame de la Live.

2. Pendant un de ces séjours au Bourgneuf, le marquis de Croismare écrivait à mademoiselle de Valory :

'» Je vous ai devinée sans hésitation, délicieuse reine de » Bourgneuf. Votre style gracieux et enchanteur, vos bontés

Paris, 19 août 1762.

« Grimm et madame d'Épinay sont partis hier pour Étampes ; ils y passeront dix jours chez mademoiselle de Valory ; ils seront sûrement heureux, autant qu'il est possible. Avecdes procédés, quelque bien observés qu'ils soient, on n'a rien à reprendre, et Ton n'est pourtant contente de rien; c'est que ceci n'est pas un équivalent, c'est la monnaie de la tendresse. Tous les égards du monde ne valent pas une caresse, un sourire, un mot doux, même une querelle

» pour moi, le retour que mes sentiments tendrement res- » pectueux me permettent d'espérer, le besoin réel que j'ai » de tenir un petit coin dans l'honneur de votre souvenir, » certain je ne sais quoi qui m'annonce d'abord ce qui fait » mon plaisir le plus doux, tout enfin a décelé mademoiselle 1) de Valory; elle ne sera jamais humiliée: c'est un risque » qu'elle ne peut courir, à moins qu'elle n'eût la prétention » de s'acquitter de tout ce qu'elle me doit.

» Illustre ménagère, recevez mes hommages et mon secret. » Vous me faites désirer la réalité de la métempsycose! Oui, » je voudrais être un dindon achevé, quand je pense que )i j'aurais le bonheur d'être sous vos yeux, d'être à vos » ordres. En attendant cette bonne fortune, jouissez de » votre belle santé qui ravive la mienne, et rappelez-vous » quelquefois, je n'ose dire dans vos moments perdus, qu'il » est im pauvre reclus en Neustrie qui s'oubliera plutôt que » de perdre le souvenir de vos bontés et des moments purs » et délicieux qu'il a passés auprès de la trop aimable din- » donnière, à qui il ne manquait plus que le talent de savoir » s'amuser avec des bêtes...

» A toute la belle société : Vous êtes tutti quanti aussi » aimés que vous êtes aimables. Que n'ai-je vos expressions

délicate, un reproche obligeant, une petite bouderie sur un refus même placé, en un mot, toutes ces tracasseries que je fais si bien, de propos délibéré, sans être offensé.

» Le temps fera pour lui, j'en suis sûr ; il est déjà moins réservé. La honte de pratiquer en ma présence un conseil que je lui avais donné ne l'a point arrêté ; rien n'arrête cet liomme quand il s'agit de faire bien ou micuv.... »

Madame d'Epinay s'abusait-elle sur les équivalents que Grimm lui offrait, c'est peu probable ; quand

» délicates, fraîches, aériennes, entrantes... et ce ton!... que » je dirais de choses et cjue je les dirais bien I Mais il ne >- suffit pas de les penser, la parole ne va pas comme le » sentiment. Comme je ne vis plus qu'avec des villageois et » des moutons , je n'ose me hasarder à répondre à vos tant » gracieux propos ; je ne ferais peut-être que besler comme » les animaux qui m'entourent. Je m'en tiens donc à vous » répéter que vous êtes aussi aimés que vous êtes aimables, » en vous suppliant tous d'être mes interprètes. Il n'y a rien » de nouveau ici que la récolte que nous venons de faire » avec succès; nous vous donnerons du pain ejxellentissi- » mus. Paris vous donnera des plaisirs surnaturels. Pour » moi, en toute humilité, je vous dounp mou cœur ; adieu.

» P.-S. — Dans le moment que je reçois votre chère épitre, » je ne perds pas une minute à vous marquer ma tendre » reconnaissance. Mais dans l'incertitude si ma réponse » arrivera à temps au Bourgneuf, je l'adresse à l'obligeant » Grimm, afiu qu'il eu fasse l'usage que l'amitié lui dictera; » il sait combien il importe au bonheur de ma vie que je » sois retracé dans le souvenir de ce qui m^jst si cher. •■

« on ne joue pas d'âme, comme disait madame de Maupeou, » on ne fait guère illusion.

La brouille avec les d'Holbach linit par s'apaiser ; on fît probablement des avances de part et d'autre, des amis communs s'interposèrent, bref, on s'embrassa et tout fut oublié. Diderot profita de la réconciliation pour visiter madame d'Épinay dans sa nouvelle demeuré.

Paris, 5 septomhre 17G2.

« J'en étais resté, je crois, à notre voyage de la Briche, écrit-il à mademoiselle Volland. Je ne connaissais point cette maison; elle est petite, mais tout ce qui l'environne, les eaux, les jardins, le parc, a l'aïr sauvage : c'est là qu'il faut habiter, et non dans ce triste et magnifique château de la Chevrette. Les pièces d'eau immenses, escarpées par les bords couverts de joncs, d'herbes marécageuses, un vieux pont ruiné et couvert de mousse qui les traverse, des bosquets où la serpe du jardinier n'a rien coupé, des arbres qui croissent comme il plaît à la nature, des arbres plantés sans symétrie, des fontaines qui sortent par les ouvertures qu'elles se sont pratiquées elles-mêmes; un espace qui n'est pas grand, mais où on ne se reconnaît point, voilà ce qui me plaît. J'ai vu le petit appartement que Grimm s'est choisi; la

vue rase les basses-cours, passe sur le potager et va s'arrêter au loin sur un magnifique L^difice.

» Nous arrivâmes là, Damilaville et moi, à l'heure où l'on se met à table. Nous dînâmes gaiement et délicatement.' Après dîner, nous nous promenâmes. Damilaville, Grimm et l'abbé Raynal ' nous précédaient, faisant de la politique...

» Le soir, le docteur Gatti, que l'indisposition de M. de Saint-Lambert avait appelé à Sannois, petit village situé à une demi-lieue de la Briche, vint souper avec nous et prendre la quatrième place dans notre voiture »

La société de madame d'Epinay s'était enrichie d'un personnage fort original, ami intime de Galiaiii, le ddcteur Gatti, dont nous n'avons pas encore parlé. C'était un médecin de Florence , grand promoteur de l'inoculation; attiré en France par le duc de Chûiseul, il ne tarda pas à acquérir une clientèle considérable.

La disposition de Gatti à très peu lire et à beaucoup regarder, son séjour assez long à Constan-

1. Raynal (GuillaumivThomas-Frauçois) [1711-1700', l'un des i>liilosophes du xviiio, siècle dout la réputation a jeté le plus d'éclat. Auteur de l'Histoire philosophique des deiuv Indes et d'un f^rand nombre d'autres ouvrages, il était des plus assidus aux réunions qui avaient lieu chez Ilclvétius, chez le baron d'Holbach, chez madame GeolTrin , et il vécut longtemps dans l'intimité de Grinun et de Diderot.

tinople, lui avaient donné une foule d'opinions originales et bizarres. On parlait un jour devant lui de la division des maladies en plusieurs classes, il déclara n'en connaître que deux , celles dont on meurt et celles dont on ne meurt pas '.

Depuis quelque temps la vue de Grimm s'afTaiblissait, il fut menacé de la perdre entièrement. Ses amis passèrent plusieurs jours dans la plus cruelle anxiété. Il faut entendre Diderot pour se rendre compte de la force d'amitié qui unissait ces deux hommes.

« Grimm perd les yeux, écrit-il à mademoiselle Volland ; gardez-vous de me dire du mal de l'homme de mon cœur. Le moment approche où je vais apprendre ce que valent nos protestations, nos serments, nos souhaits, l'estime que nous faisons de nous-mêmes; bref, si je sais être ami. Si je ne me retrouvais pas moi, combien je me mépriserais! Si mon ami devient aveugle, je vous prends h témoin de ma conduite. Venez me connaître, venez connaître votre amant, car ce qu'il fera pour son ami, il l'eût fait pour sa maîtresse; et je ne croispas qu'il

{. Peu de temps après la disgrâce du duc de Choiseul, (latti retourna on Italie et t^e fîxa à Naple?. Très effrayé de l'état des esjirits eu France, il prévit de loin les excès de la Révolution et le résultat des principos que professaient hien haut les pliilosoplies, sans se douter de l'application qu'on en ferait plus tard.

eût fait pour sa maîtresse ce qu'il n'aura point eu la force de faire pour son ami ! Le grand moment pour moi si je me trompe I »

Et plus loin : « C'est d'une goutte-sereine que Grimm est menacé; et je vous préviens d'avance que son bâton et son chien sont prêts. »

On n'inspire pa^. de pareils dévouements quand on ne les mérite pas. Fort heureusement, ces inquiétudes ne se réalisèrent point ; Grimm se rétablit au bout de très peu de temps.

Départ de Louis pour Bordecaux. — M. Bethmann. — Blessure de M. de Castries. — Mort de naadame d'Esclavelles. — Les manchettes de dentelle. — Les dangers de Bordeaux. — Maladie de Pauline. — L'habit vert. — Mécontentement de M. Bethmann. — Louis quitte Bordeaux.

Lorsque madame d'F^pinay se vit ruinée par la destitution de son mari, elle n'eut plus qu'une préoccupation, l'avenir de ses enfants. Heureusement, elle n'avait pas encore à s'occuper de Pauline, à peine âgée de douze ans. Il n'en était pas 'de même pour Louis, qui touchait à sa dix-huitième année. Sa mère vo3'ait avec effroi se développer en lui tous les instincts paternels, et déjà sa conduite lui inspirait les plus vives inquiétudes. Elle résolut à tout prix de l'enlever au « pavé de Paris » ; mais où l'envoyer? Vers quelle carrière le diriger?

Pendant que Grimm exerçait les fonctions d'envoyé de Francfort, il s'était lié, par l'intermédiaire d'un commis des affaires étrangères, M. Hennenberg', avec M. Bethmann, riche négociant de Bordeaux, dont la famille habitait Francfort, où elle remplissait les premières charges ^.

Lorsque Grimm connut les perplexités de madame d'Epinay, il lui conseilla d'envoyer Louis à son ami Bethmann. Elle accueillit cette proposition avec joie. Louis pourrait à Bordeaux se créer une honorable position ; dans tous les cas, il y prendrait l'habitude du travail et y acquerrait des connaissances utiles, soit qu'il voulût plus tard entrer dans les finances, soit qu'il se destinât à la diplomatie.

M. d'Epinay, qui voulait diriger son fils vers la magistrature, vit le projet de sa femme avec déplaisir. Le conseil de famille ne l'accepta pas non plus sans difficultés ; mais elle le défendit avec tant de chaleur qu'elle finit par triompher.

On demanda donc à M. Bethmann de recevoir

1. Commis an bureau r.rrard (])ui'ean des jui'iscousuUes). Ses appoiiiteuieuts ùtaieut de 9,000 livres. Il qiiiUa Paris ea 1768 et fut envoyé à Strasbourg comme jurisconsulte du roi. Son frère représentait les villes hauséatiques à la Cour de France.

2. Les frères Bethmann étaient banquiers à Francfort ; ils firent le service financier du roi de France pendant toute la guerre de Sept ans. Celui dont il s'agit ici habitait à Bordeaux, aux Charlrons ; le rez-de-chaussée de sa maison formait l'arcade qui donnait entrée à la rue Poyenne.

le jeune d^Epinay chez lui; il y consentit volontiers. Il avait déjà dans ses bureaux un protégé de son ami Hennenberg, le jeune Lersé, qu'on lui avait confié pour l'initier au commerce.

Louis partit pour Bordeaux dans les premiers jours de septembre 1762. Avant de se séparer de lui, sa mère ne lui cacha ni les dissipations de son père, ni leur ruine complète ; elle espérait que, malgré sa jeunesse, de pareilles révélations le frapperaient, et qu'il en tirerait d'utiles enseignements pour l'avenir. A peine est-il en route que sa mère attentive lui écrit déjà :

MADAME d'ÉPINAY A SON FILS.

La Briche, ce IG septembre 1162.

« Je compte, mon cher (ils, que vous n'êtes pas loin d'arriver à Bordeaux au moment où je vous écris ; votre premier soin sera sûrement de donner de vos nouvelles à votre père et à ma mère, et comme cela pourrait déranger vos occupations de tout écrire dans un même jour, j'espère que vous aurez réservé à m'écrirc lorsque vous pourrez me mander que vous êtes tout établi dans les bureaux de M. Bethmann et que vous travaillez à vous y distinguer. Lorsque cette lettre arrivera, vous devez

être déjà installé et au fait de tous vos devoirs.

» Ne perdez jamais de vue, mon enfant, notre dernière conversation, qu'elle se présente toujours à vous dans tous les cas où vous vous trouverez combattu ou par la paresse ou par quelque autre mouvement qui s'oppose au devoir. Mais imposezvous, je vous le répète, le silence le plus absolu et le plus universel; vous manqueriez à tout ce qu'il y a de plus sacré s'il vous échappait un mot des sujets que mon devoir envers vous m'a fait traiter pour votre instruction ; ne m'en parlez pas non plus dans vos lettres, cela est inutile...

» Tâchez de vous faire aimer de tous ceux à qui vous aurez affaire, mais surtout, mon ami, que ce soit par la droiture et la docilité, et point par adresse ou par flatterie, car on ne réussit pas longtemps avec ces moyens, qui sont plats et vils, et qui finissent toujours par faire mépriser ceux qui les emploient.

» Je ne vous prêcherai pas toujours, mon enfant; vous devez commencer à vous parler vous-même ; rendez-moi compte de tout, bien et mal. Bonjour, mon enfant, je me porte bien, manière aussi; votre sœur est un peu incommodée, mais j'espère que cela n'aura pas de suites. Nous nous rassemblons tous demain pour le service de votre grand-père.

. » Bien des compliments de ma part à M. et madame Bel limann. »

Pendant les premiers jours qui suivirent son arrivée à Bordeaux, Louis se montra très satisfait; le changement d'existence, les nouvelles habitudes, l'accueil gracieux qu'il reçut, tout contribua à lui faire trouver ses occupations fort supportables.

M. Bethmann occupait à Bordeaux une grande situation, conquise à force d'intelligence et de travail. Allié aux plus riches familles de Francfort, ses relations s'étendaient partout, et il était devenu une véritable puissance commerciale'. Catherine II lui confiâtes fonctions de consul de Ilussie, et lorsque le comte de Falkenstein (Josei:»h II) vint à Bordeaux, il fit à M. Bethmann une longue et intéressante visite 2.

C'est un type curieux à étudier que celui de ce

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