SCENE II
Les Mêmes, SIMONE
BOWHiAMO. — Bonjour, madame.
siiMONE, très simple. ■ — Bonjour, monsieur Bourland. Mon mari n'est pas là?
ïiOliBiâ^^l). — Non, pas encore.
SIMONE, étonnée. — Qu'est-ce que cela veut dire ? Le docteur ne part jamais pour l'hôpital sans venir me dire bonjour et prendre de mes nouvelles. Il n'est donc pas à l'hôpital. Alors, quoi? il ne serait pas encore levé à cette heure? C'est extraordinaire. (A Pierre.) Le docteur n'est pas malade, au moins ?
PIERRE. — Non, madame.
SIMONE, émue. — C'est étrange! Je vais voir dans sa chambre.
Elle remonte.
uniiiwiiifm, V arrêtant. — Attendez, ma/dame. Pierre me disait à l'instant que le docteur n'ét-flit pas rentré.
siMONB, secouée. — Pas rentré! Vous êtes sur, Pierre?
PIERRE. — Oui, madame!
SIMONE, bouleversée. — Mon Dieu!...
Pourvu!... Non, non, ce n'est pas possible!... (Elle cherche dans les papiers.) Il n'a pas lai.ssé de lettre! Rien pour moi! Il avait donc rint«ntion de rentrer!... S'il n'est pas encore là, c'est que... c'est que...
uiMHwiluinu. — Asseyez- vous, madame...
vous allez vous trouver mal.
SIMONE; se raidissant. — Non,, non, mon?-
noPRLiWD, hésitant. — Eh bien... Jusqu'à dix heures, si, madame. Nous avons dîné ensemble. Le docteur m'avait prié de lui tenir compagnie; je n'étais pas libre, mais il a insisté de telle façon que je n'ai pas cru devoir lui refuser.
SIMONE, très surprise. — Ah!... — Et pendant le dîner, comment était-il ?
BOU'HiMtwu. — Mais, comme d'habitude.
Assez distrait, sans doute, et même un peu nerveux. Toutes les cinq minutes, il tirait ea montre et regardait l'heure. A dix heures, il a prétexté une migraine et m'a redemandé sa liberté. Nous nous sommes séparés au coin de la rue Royale et du faubourg Saint-Honoré ! Il m'a donné rendez-vous pour dix heure;? et demie oe matin en me priant d'ê^ire exact. C'est tout ce que je sais.
SIMONE. — Et, depuis ce momemt, vous
BODRLAND. — Attendez, m.\dame.
sieur Bourland, vous ne me connaissez pas! Je suis très forte. Laissez-nous, Pierre.
Pieîîe sort.