MADAME GRIVARD
Toutes ces dames se plaignent!...
vous disais que j'ai essayé de lire le grand ouvrage de Darcier... et que je n'y ai rien compris.
MADEMOISELLE JETTIER, Tiant. — Ça' ne me surprendrait pas de vous.
(HAULiNE.s. — Vous me comblez. Alors, c'est vraiment bien, son bouquin sur les Toxines céréhniles?
.MADK.MOISELLE JETTIER. Epatant!
jrMELLiKR. - - Et ce n'est pas fini. Darcier annonce un mémoire important sur la yeurasthénle volontaire.
CHARLINES. — Ficlitre ! Encore un petit roman qui ne m'aura pas.
JU.MELLIBR. — Possible... mais dès qu'il aura paru, l'Académie.
CHARLINES. — Vous croyez ?
JUMELLIER. — Et ce ne sera que juste.
Sans parler de son sérum qui est une trou-
venir dîner ici ce soir sans son mari... C'est une faveur.
JUMELLIER. — Pour nous tous, car j^me Darcier est une femme délicieuse.
CHARLINES. — Mieux.
GRtVARD. — Ce qui m'étonne, c'est que Darcier au milieu de tous ses travaux ait trouvé le temps d'être amoureux d'abord, et do se marier ensuite, comme tout le monde.
ciiAULiNES. — Il a rencontré Simone.
GRIVARD. — Ce dut être sa première rencontre ; en tout cas, son mariage aura été sa première aventure. Au quartier, on ne lui connaissait pas do maîtresses. Ah! pour avoir travaillé, il a travaillé! Mais pour avoir vécu !
J17MELLIEU. — Est-ce bien utile? Il est heureux, n'est-ce pas?
CHARLINES. — Très.
JITMELLIER
nage ?
tHARLINES. .lUMELLIER
-- Son ménage est uu bon mé-
HÉRiCT. — A l'attendre.
CHARMNES. — A ton aisG.
Excellent.
Solide ?
cuARLiNES. — Le roc. Et c'est tout naturel. Darcier a passé sa vie à Paris, il n'a pas reçu à Paris; peut-être même n'est-il un grand homme que parce qu'il a eu la veine de ne pas rencontrer les petites femmes.
MADEMOISELLE JETTiER. — Vous entendez, cher monsieur Héricy, ça n'est peut-être pas colonial, les femmes, mais pour être parisien...
GRiVARD, royant entrer la grosse ^Tf™^ Grivard. — Ah ! il n'y a pas à dire, c'e.st bign parisien... Ma chère amie!
II remonte.