‹ Une femme passa ... Comédie en trois actesChapitre 6 sur 45 · MADAME GRIVARD · texte numérisé non relu

MADAME GRIVARD

Toutes ces dames se plaignent!...

vous disais que j'ai essayé de lire le grand ouvrage de Darcier... et que je n'y ai rien compris.

MADEMOISELLE JETTIER, Tiant. — Ça' ne me surprendrait pas de vous.

(HAULiNE.s. — Vous me comblez. Alors, c'est vraiment bien, son bouquin sur les Toxines céréhniles?

.MADK.MOISELLE JETTIER. Epatant!

jrMELLiKR. - - Et ce n'est pas fini. Darcier annonce un mémoire important sur la yeurasthénle volontaire.

CHARLINES. — Ficlitre ! Encore un petit roman qui ne m'aura pas.

JU.MELLIBR. — Possible... mais dès qu'il aura paru, l'Académie.

CHARLINES. — Vous croyez ?

JUMELLIER. — Et ce ne sera que juste.

Sans parler de son sérum qui est une trou-

venir dîner ici ce soir sans son mari... C'est une faveur.

JUMELLIER. — Pour nous tous, car j^me Darcier est une femme délicieuse.

CHARLINES. — Mieux.

GRtVARD. — Ce qui m'étonne, c'est que Darcier au milieu de tous ses travaux ait trouvé le temps d'être amoureux d'abord, et do se marier ensuite, comme tout le monde.

ciiAULiNES. — Il a rencontré Simone.

GRIVARD. — Ce dut être sa première rencontre ; en tout cas, son mariage aura été sa première aventure. Au quartier, on ne lui connaissait pas do maîtresses. Ah! pour avoir travaillé, il a travaillé! Mais pour avoir vécu !

J17MELLIEU. — Est-ce bien utile? Il est heureux, n'est-ce pas?

CHARLINES. — Très.

JITMELLIER

nage ?

tHARLINES. .lUMELLIER

-- Son ménage est uu bon mé-

HÉRiCT. — A l'attendre.

CHARMNES. — A ton aisG.

Excellent.

Solide ?

cuARLiNES. — Le roc. Et c'est tout naturel. Darcier a passé sa vie à Paris, il n'a pas reçu à Paris; peut-être même n'est-il un grand homme que parce qu'il a eu la veine de ne pas rencontrer les petites femmes.

MADEMOISELLE JETTiER. — Vous entendez, cher monsieur Héricy, ça n'est peut-être pas colonial, les femmes, mais pour être parisien...

GRiVARD, royant entrer la grosse ^Tf™^ Grivard. — Ah ! il n'y a pas à dire, c'e.st bign parisien... Ma chère amie!

II remonte.

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