‹ Une femme passa ... Comédie en trois actesChapitre 9 sur 45 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, SIMONE, ALICE

SIMONE. — Oh! pardon!

CHARLINES. ■ — Mais non. C'est de la faute à cet Africain. Ma chère Simone, je vous fais toutes ses excuses.

SIMONE. — Au contraire. C'est nous qui sommes indiscrètes. Déranger des amis qui viennent de se retrouver après des années d'absence! Nous venions voir si Jean n'était pas encore arrivé.

CHARLINES. — Pas eiicore, le lâche !

simont;. — Quelle heure est-il donc?

CHARLINES. — Mais tout près de dix heures et demie.

SIMONE. — Il se sera attardé à travailler avec son secrétaire, avant de passer à l'Opéra, où il devait aller saluer des amis.

CHARLINES. — Il cst incorrigible.

HÉRICY. — J'espère tout de même que le docteur Darcier viendra. Je serais heureux do lui être présenté.

SIMONE. — Lui au.çsi, monsieur, sera charmé de faire Aotre connaissance.

ALICE, à Charlines. — On t'attend.

CHARLINES. — Oh! pardou ! (A Héricy.) Tu vieiLs?

HÉRICY. — Le bridge? Ah! non, mon vieux, très peu pour moi. Non, si tu le permets, on attendant...

CHARLINES. — En l'attendant...

HÉKiCT. — Oui, en l'attendant, je vais finir mon cigare dans ta forêt.

Il descend dans le jardin.

CHARLiNES. — N'v mets pas le feu, homme des bois... Mesdames, vous m'excuserez... le bridge... mes devoirs... mes invités...

Il sort gaminement par le second salon.

ALICE, riant. — Nous te suivons.

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