‹ Une fille d'Alfred de Musset et de George SandChapitre 6 sur 6 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous savons plus d'un amateur d'Art et de Littérature qui va regretter cette légende échafaudée avec tant de conviction par Aurélien SchoU.

Le poète des Contes d! Espagne et d! Italie» le fantaisiste écrivain de On ne badine pas <wcc l'amour, de Lorenzaccio, de André del Sarlo, l'enfant du siècle qui écrivit sa Confession, n'a pas eu d'enfant, et nous le regrettons aussi, car nous eussions été heureux de reporter sur ses descendants un peu de l'immense sympathie que nous professons pour le plus grand de nos

poètes. Mais combien davantage ont dû le regretter ces lions « superbes et généreux )) des derniers beaux jours de l'Empire, qui pensaient terminer doucement leur existence en savourant la félicité heureuse d'avoir eu les faveurs d'une fille de chair et d'os du poète de Rolla et de la romancière de Consuelo ?

Et cependant ils doivent s'en consoler comme nous, car, suivant Musset luimême :

Les poètes

Laissent en expirant d'immortels héritiers. Jamais l'affreuse nuit ne les prend tout entiers. A défaut d'action leur grande âme inquiète De la mort et du temps entreprend la conquête, Et frappés dans la lutte ils tombent en guerriers.

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