quam pulchra est casta generatio
Nous lisons dans la vie de saint Stanislas Kostka, qu'il ne fallait qu'une parole trop libre pour le faire évanouir, tant était délicate la pudeur de ce saint enfant. Cet accident, raconte le Père Cépari, lui arrivait à table, où il se trouvait quelquefois comme forcé d'entendre demauvais discours.
La chose était tellement frappante que son père prenait un soin particulier de détourner par adresse ou par prière tous les entretiens qui pouvaient blesser l'honnêteté.
Nous retrouvons cette virginale pudeur dans Hermine, dont saint Stanislas était un des patrons de prédilection. Lui arrivait-il quelquefois de rencontrer dans une lecture ou d'entendre dans une conversation un mot qui blessât tant soit peu cette vertu, la pauvre enfant rougissait aussitôt, et, plusieurs fois, fut sur le point d’en perdre connaissance. Elle ne savait pas encore ce que c'était que la pureté et la virginité, et cependant elle brûlait déjà du désir d'obtenir l’une et l’autre. Un jour, elle écrivit à Monseigneur Faraud, lui envoyant une petite aumône, pour obtenir une grâce bien désirée. Cette grâce n’était autre que celle d’une pureté sans tache.
Quelle noble et douce récompense pour une mère pieuse !
La mère d'Hermine recueillit dans la pureté angélique de sa chère enfant le fruit béni de sa tendre sollicitude, de cette dévotion à la sainte Vierge qu’elle lu: avait transmise, et de l'éducation vraiment chrétienne qu’elle lui prodiguait.