‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 186 · Documents qui serviront a faire connaître Hermine · texte numérisé non relu

Documents qui serviront a faire connaître Hermine

Ne cherchons pas dans la vie de cette enfant bénie ces actions éclatantes qui frappent les esprits, mais qui, par làmême, sont moins à la portée de notre imitation. Tout en Hermine nous attire doucement et nous semble facile.

Ses sentiments intimes, que nous allons maintenant révéler au lecteur, les pratiques de simple mais solide piété, qu’elle adopte avec si peu d’effort, la droiture et le discernement que respirent ses écrits, nous montrent dans cette innocente jeune fille un modèle aussi aimable que doux à imiter.

Cette chère enfant a laissé de nombreux écrits. Sérieuses réflexions, résolutions, pratiques de piété, elle avait tout consigné dans un cahier qu’elle portait toujours sur elle ; bien souvent elle relisait ses pieux sentiments et se confirmait ainsi dans ses bonnes résolutions.

Après sa mort, les Carmélites de Reims renvoyèrent au Canada les différents objets qui avaient été à son usage ; et c’est ainsi que nous avons pu nous procurer ces notes si précieuses pour faire connaître l’intérieur de cette enfant privilégiée.

De plus, Hermine écrivait souvent des lettres pour demander des conseils de direction, pour faire connaître l’état de son âme, pour témoigner sa reconnaissance.

Par une disposition providentielle, plusieurs de ces lettres ont été conservées et retrouvées après sa mort.

Enfin sa bonne mère a bien voulu nous communiquer quelques-unes des lettres de sa chère enfant, ainsi que son /ournal des voyages et son Journal spirituel. Nous y avons puisé les détails les plus édifiants. |

Il nous a été donné de joindre à ces écrits des docu-

ments non moins précieux, lesquels nous ont été communiqués par les Religieuses du Carmel. Émues autant qu’édifiées de sa vertu durant les six mois qu'Hermine vécut avec elles, elles ont bien voulu nous révéler certains détails intimes de la vie religieuse de celle qu’elles appelaient leur angélique enfant.

Grâce à tous ces écrits, il nous est facile de révéler au lecteur Hermine en quelque sorte peinte, par elle-même, dans sa vie de famille et dans la sainte communauté du Carmel.

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