‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 168 sur 186 · Ses progrès dans l'humilité · texte numérisé non relu

Ses progrès dans l'humilité

L’humilité lui devint aussi pleine d’attrait. ‘“ J'étais si orgueilleuse, disait-elle, et Jésus me donne des sentiments d’humilité que je n'ai jamais eus ; ils me font tant de bien ! J'en suis tout étonnée, ajoutait-elle, oh ! que c'est beau l’huraïité ! J'aurais toujours voulu être plus aimée, plus estimée que les autres, et maintenant j'aime le sentiment de mon néant.”

Après sa mort, on trouva parmi ses papiers une petite note, où elle exprime de la manière suivante ses sentiments d’humilité :

‘ Comment pourrais-tu, à ma misérable pécheresse, t'estimer quelque chose et croire qu'on te doive des égards. Mets toi à la dernière place, c’est plus que tu ne mérites.

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“ Quand on t’humilie, pense à ce que tu es, à tes nombreux péchés. Quand on a la charité de t’adresser une bonne parole, pense qu’on a pitié de toi, et sois bien reconnaissante de la charité qu’on a eue. Quand on n’a pas l'air de te remarquer, pense que tu ne mérites pas d’être dans la compagmie de ces saintes religieuses. Étonne-toi justement de vivre encore. Comment toutes les créatures ne s’élèvent-elles pas contre toi pour te punir de tes crimes ! Comment la terre peut-elle te supporter, monstre d’iniquité ! Mon Dieu! faites-moi la grâce de me connaître moi-même, je vous en conjure par les douleurs de mon sauveur.”

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