‹ Une fleur du Carmel [microforme]Chapitre 107 sur 201 · Combats intérieurs. Zèle pour les âmes · texte numérisé non relu

Combats intérieurs. Zèle pour les âmes

25 Avril 1874.

Que le Seigneur soit à jamais béni de ses misiricordes et de ses bontés !

C'est maintenant que le moment de consommer le sacrifice s'approche, que toute la nature s'élève dans mon cœur pour lui livrer un assaut terrible. Que de combats dans ce pauvre cœur! D'un côté, attirée à Reims par la voix de Dieu et par le désir de connaître mes chères Mères ; d'un autre côté, retenue à Québec par des liens si tendres et si difficiles à rompre ! Mon Père, ce sera un moment terrible que celui de la séparation d'avec une mère chérie, d'avec des frères si tendrement aimés ; c'es! là, la voix de la nature, je le comprends, et c’est ce qu'éprouva notre Mère sainte Thérèse elle-même, lorsqu'au moment de quitter la maison de son père pour entrer dans le monastère, il lui sembla, ditelle, que ses os se détachaient les uns des autres, e! que, s’il lui eût fallu rendre l'esprit, elle n’eût point souffert davantage. Comme elle en a triomphé, j'en triompherai auesi, avec la sainte grâce de Dieu

rece Je m'ac posit filles craig que mont dispo aucu jeune mari sœur Quoi nant tous canal cerai de inspi Je qu'o enfar l'Arc mer dites leur

isri-

noer élève rible.

côté, désir côté, et si ment mère ;, c'es!

est ce nêème, n père a, dit.

res. €!

t point é, j'en Dieu

SOEUR THÉRÈSE DE JÉSUS, 167 La pensée que vos prières m’aceompagnent, m'’encouragera à me montrer une fidèle épouse de Jésus, et me fera comprendre que l’excellence des don: que Notre-Seigneur veut me faire au Carmel, sa Croix, son divin Cœur, sa très-sainte-Mère, vaut bien la peine que je surmonte tout ce qu'il y a de plus pénible à la nature, pour mériter de les recevoir.

Je ne pense pas que Notre-Seigneur veuille m'accorder la consolation d'emmener avec moi des postulantes Carmélites ; je ne vois plus ces jeunes filles depuis longtemps : je crois qu'elles me craignent et m'évitent, surtout l’une d’entre elles, que j'ai blâmée d'aimer un peu trop les fêtes mondaines. Quand à l’antre, après avoir sondé ses dispositions, je me suis convaincue qu'elle n’a aucune idée de vie religieuse. C’est une excellente jeune fille, qui n'attend que l’occasion pour se marier. [Il y aurait plus d’espoir à fonder sur sa sœur, qui est toute décidée à se faire religieuse. Quoi qu’il en soit, je me tiens tranquille, abandon:nant tout entre les mains du bon Dieu et le priant, tous les jours, de me donner des sœurs carmélites canadiennes. Quand le temps sera venu, j'annoncerai à ces jeunes personnes mon entrée au Carmel de Reims, en suppliant Notre-Seigneur de leur inspirer le désir de suivre mon exemple.

Je suis toute confuse de voir la tendre affection qu'ont ces bonnes Mères du Carmel pour la pauvre enfant du Canada, d'apprendre que Monseigneur l’Archevèque de Reims a daigné lui-même s’informer de moi; il n’y a vraiment, comme vous le dites, mon bon Père, que NotreSeigneur qui ait pu leur inspirer une si grande charité,

Dre IR ré ners sh — Res —

EE Jen AS FT

LV as un a RSR ge S

| 110 “I Ms ss es Le 3.2 22 wi mn 122

ta

ben u MS 2.0 Li = L 1 LB ÿ RSS LOL

ILLS.

25 LL ms,

ET = ER EEE

Photographic 23 WEST MAIN STREET Sciences WEBSTER, N.Y. 14580

Corporation (716) 872-4503

RS CS CU CR 2 Le

UNE FLEUR DU CARMEL, 17. L'heure du sacrifice.

17 Mai 1873.

Que la très-sainte Vierge, notre bonne Mère, nous protège et conduise tout à bonne fin !

Enfin, je puis vous annoncer mon départ. Dans quinze jours, un samedi, sous les auspices de notre céleste Mère, Notre-Dame du Sacré-Cœur, dont on célébrera en ce jour la douce fête, une pauvre petite canadienne s’embarquera, à Québec, pour aller s’immmoler au Carmel, ne voulant plus autre chose que le Cœur de Jésus, sa Croix et sa trèssainte Mère.

En ce moment, où l'heure du sacrifice s'approche, avec quelle douce confiance je me jette dans le cœur très-miséricordieux de Marie, ma bonne Mère ! Elle me fortifiera dans toutes mes peines et dans toutes mes désolations.

Cette divine mère m'a secourue d’une manière très-miséricordieuse dans ioutes mes aïflictions, ce qui me donne grande confiance qu’elle ne m’abandonnera pas à l'heure du combat. Mon Père, c’est le moment de dire : ‘* Les eaux de la tribulation m'environnent de toutes parts, et si vous ne me secourez, Seigneur, j'y périrai.” Que de peines! de tentations ! de troubles dans ce pauvre cœur! C'est maintenant que le sacrifice est sur le point de consommer, que j'en comprends toute l'étendue. De loin, seulement en perpéctive, il me semblait que j'aurais bien du courage, que je serais heureuse de m'immoler à Nntre-Seigneur ; puis, maintenant que le moment est arrivé, je ne puis comprendre comment j'ai pu me résoudre à quitter ma mère

au pr On élo ôte et:

les l'av d'y mie eut, que la q Diet une préc:

pas, imes long:

toute fait | qu'ur

ous

Jans otre it on uvre pour autre très-

oche, ns le bonne nes et

anière ns, Ce ’aban- , t'est lation e me eines ‘ œur !

bint de endue.

ait que reuse tenant rendre h mère

bien-aimée, dont il semblait que je ne dusse jamais me séparer. La pauvre nature est toute tremblante à l'approche de l'heure suprème. Comment ferai-je ? Comment pourrai-je ?.. Grandes craintes, que la confiance en la bonté de Dieu peut seule calmer ; de moi-même je ne puis rien, mais je puis tout en Jésus, qui me fortifie. Oui, mon Père, voilà mon

oraison jaculatoire dans ces temps d’angoisses si cruelles.

De toutes parts on me livre bien des combats auxquelles vous m'avez préparée. On ne peut comprendre comment j'ai le courage de laisser maman. On me dit : ‘ Vous allez tuer votre maman en vous éloignant d'elle ; vous savez combien vous lui êtes nécessaire et quelle affection elle à pour vous; et vos frères, comment votre mère fera-t-elle pour les élever ? N'est-ce pas vous, qui, jusqu’à présent, l'avez aidée dans cette œuvre.” Enfin, mon père, il n'y à pas de choses qu’on ne m’ait dites. Vous savez mieux que tout autre, mon très-cher Père, s’il y eut jamais fille plus attachée à sa bien-aimée maman, que la pauvre petite Thérèse de Jésus, et que si je la quitte, ce n’est que pour obéir à la volonté de Dieu, qui m'appelle à lui, et pour obtenir, par une immolation quotidienne, les grâces les plus précieuses pour cette mère chérie. On ne comprend pas, dans le monde, la conduite de Dieu sur les âmes. Pardonnez-moi, mon Père, de m’étendre si longuement sur moi-même, de vous raconter ainsi toutes mes peines, que je vous ai déjà bien souvent fait rounaitre ; mais, mon Père, il me semble qu'une peine confiée est à moitié soulagéc.

Page 1