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en ces moments, et l’âme affaiblie ne peut guère tarder à céder. La piété s’en va, la coupe des plaisirs devient bien douce, l'amour des parures, ‘de toutes les vanités, de toutes les pompes mondaines s’empare bien vite du cœur d'une jeune fille, eût-elle été jusqu'alors innocente.
Ces fètes sont si brillantes ! ces bals si attrayants' ces drames si émouvants ! ces opéras si charmants!
Bientôt elle n’aimera que trop ces compagnies qu’elle était décidée à éviter toujours ; bientôt elle y courra avec une ardeur folle, qui épouvantera mème ses imprévoyants parents. Elle n'aura plus de cœur que pour le monde.
Combien de jeunes filles, autrefois pieuses et portées vers Dieu, qui, pour avoir été produites dans le monde par une mère ambitieuse et légère, sont devenues elles-mêmes tout-à-fait mondaines, et qui, aujourd'hui, par leur funeste exemple, par lew conversation perfide, en détournent beaucoup d’autres de la voie où Dieu les appelait!
‘Ah! quelle folie!” diront-elles à des jeunes filles encore innocentes et pures, ‘‘ moi aussi, j'étais autrefois comme vous ; moi aussi, j'avais ces idées qu'on nous don: dans les pensionnats des religieuses, et j'étais près d'entrer dans un couvent. Mais je me suis bien vite débarrassée de ces idées d'enfant, de dévote. Le monde! c’est là qu’on est heureuse! qu’on s'amuse! Couronnons-nous de roses, avant qu'elles ne se flétrissent; laissons partout des signes de notre joie, c’est là notre part, là ce qu’il nous faut. ‘‘ Coronemus nos rosis antequam marcescant.…..ubique relinquamus signa lætiliæ..……. hæc est parsnostra..…..et hæcest sors” (Sap. c. 2, v. 8.)
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A l'heure de votre mort, que penserez-vous de votre infidélité à la grâce etde ces jours passés dans les plaisirs? Et qu'est-ce que Dieu en pense dès à présent ?
Dieu vous avait choisie pour marcher dans la voie des saints; et ne marchez-vous pas dans la voie de la réprobation, puisque Dieu a réprouvé ce monde qui vous possède ?
Mais ce n’est pas assez ; vous invitez, vous pressez des âmes pures encore de vous y suivre! Sœur de Caïn, qu'’avez-vous fait de votre sœur ? N'aurez-vous pas à répondre d'une longue série de scandales ? Et Dieu ne vous redemandera:t-il pas un jour ces âmes, rachetées de son sang, que vous lui aurez arrachées ?
Réfléchissez, priez Dieu de vous éclairer, recourez à Marie, votre Mère, que vous aimiez tant autrefois : arrachez-vous à ces illusions fatales.
Puissiez-vous, en lisant la vie de Thérèse de Jésus au monastère du Carmel, comprendre que les délices pures qui inondent son cœur, et la douce espérance de délices plus grandes encore, lui procurent un bonheur que vous ne soupçonnez même pas! L’éclat de toutes vos fêtes n’est que ténèbres auprès de la lumière qui illumine son âme; vos prétendues joies ne sont qu'amertume, comparées à la paix intime dont elle jouit.
Il est temps pour vous de revenir à Dieu, de vous attacher à Jésus et de trouver, dans son divin Cœur, un bonheur qui vous a fui dans le monde.
Et vous, mères chrétiennes, n’apprendrez-vous pas aussi, en lisant cette vie. en quoi consiste le véritable amour maternel ?
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Si jamais Dieu vous fait l’indicible honneur de vouloir, sans partage, l’enfant qu'il vous a confiée, vous obstinerez-vous encore à repousser loin d'elle cet honneur, à disputer à Dieu cette enfant ?
N’imiterez-vous pas plutôt l’exemple de la mère de Thérèse de Jésus, en vous sacrifiant comme elle pour triompher avec elle ?