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regrets et les amertumes, elles sont malheureuse: ; mais leurs mères sont contentes : n'ont-elles pas réussi à empêcher les pauvres filles d’être reli. gieuses ?
‘“ Mais, ma fille est si jeune ! Je connais son caractère : elle sortirait du couvent ; et j'aime mieux qu’elle n’y entre pas que de la voir en sortir. Mieux vaut qu'elle reste quelque temps dans le monde, qu’elle y éprouve sa vocation. Ce n’est pas pour l’en détourner ; nous serions trop heureux si c'était sa vocation; mais il faut qu’elle y réfléchisse et prenne son temps.”
C’est là le langage de la nature ; ce n’est pas celui de la grâce.
La nature est toujours prête à trouver de bonnes raisons quand il s agit de se contenter.
Votre fille estelle donc trop jeune pour mettre son innocence à l'abri de tout danger, pour se soustraire aux vanités et aux insinuations du monde et se dévouer au service de Dieu ?
On n'est jamais trop jeune pour servir le bon Dieu. On peut pratiquer la perfection à tout âge.
Vous supposez votre fille légère et inconstante ; et la décision qu’elle a prise après de sérieuses réflexions, après avoir consulté un directeur éclairé, démontre le contraire.
Celle qui a sérieusement examiné sa vocation et reçu l'avis d’un sage directeu” peut certainement se décider. Quand il s’agit d’une vocation à la perfection, l’autorité du directeur doit tenir le premier rang. Il a grâce d'état pour juger. Ceux qui n’ont que la prudence de la chair et du sang, sont incapables de donner un conseil sage dans les choses spirituelles.
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Dans la crainte qu'elle ne persévère pas, vous ne la laissez pas entrer en religion : c'est-à-dire que vous étouffez sa vocation, dans la crainte qu'elle n'y soit pas fidèle.
Vous voulez, dites-vous, éprouver sa vocation, et pour cela vous l'exposez à mille dangers ! Le noviciat n'est-il pas établi pour éprouver la vocation religieuse ? Et sans exposer une jeune fille aux dangers que présente le monde, n'est-il pas destiné à faire connaître si l'appel de Dieu à ce saint état est véritable ?
O mères mondaines ! n’ètes-vous point devant Dieu, en agissant ainsi, les plus grandes ennemies de vos enfants ?
Mais que penser de ces parents plus criminels encore, qui, non contents de s'opposer à l'appel divin précipitent les enfants qu'ils prétendent aimer, dans un abîme de passions et de crimes pour les arracher plus sûrement à Dieu ? &
Ce n’est noint assez pour eux qu’une fille folle: ment aimée éprouve sa vocation en restant dans le monde, mais pour l'éprouver eux-mêmes plus cruellement, ils la jettent au milieu des pompes, des plaisirs sensuels, des divertissements les plus dangereux.
Hélas! qu’il leur est facile d'obtenir d’une âme sineuve encore ce qu'ils prétendaient! Au fond que voulaient-ils? S'ils analysaient leur principe, pervertir ; et ils n’ont que trop bien réussi.
Le seigneur n’habite point dans le tumulte, il ne parle point au milieu de ces assemblées bruyantes ; c'est la passion, surexcitée par le plaisir, qui parle
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