‹ Une fleur du Carmel [microforme]Chapitre 155 sur 201 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Le mot vocation veut dire appel; au sens chrétien, on nomme ainsi le choix que Dieu fait de toute éternité d'une àme, pour un état spécial, (l'état religieux par exemple), en lui préparant les grâces nécessaires pour en remplir dignement les obliga. tions. Qu'il y ait pour chaque âme une vocation, c'est une vérité que l’incrédulité rejette, et que le monde ne soupçonne même pas, mais que le chrétien instruit dans la religion tient pour un des dogmes les plus évidents et les mieux démontrés du catho. licisme.

Si nous envisageons la question du côté de Dieu, nous constaterons d’abord qu'il nous a placés sur la terre, pour le connaître, l'aimer, le servir et par ce moyen obtenir la vie éternelle. Dieu veut que tous les hommes se sauvent, Deus vult omnes homines salvos fieri (1 Tim. 11, 4) : c'est la vocation universelle de toutes les âmes. Mais à côté il y à la vocation particulière à chacune d'elles et qui consiste à choisir l’état spécial dans lequel elle devra travailler à se sauver. La première est le but auquel nous devons tendre, la seconde est le moyen d'y arriver. Que le Créateur et le souverain Maitre de toutes choses ait le droit de nous assigner notre place sur la terre ?—Qui pourrait en douter ? Qu'avec sa science et sa puissance infinies, il lui soit aisé de disposer de nous de la façon la plus utile pour les autres et pour nous-mêmes ? C'est ce qui est clair comme le soleil. Que sa sagesse et sa providence lui imposent le devoir de nous placer dans le monde. chacun selan nos aptitudes et nos talents, à lui qui prend soin de l'herbe des champs

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et des oiseaux de l’air, à lui qui se glorifie de savoir le nombre de nos cheveux, et de n’en pas laisser tomber à terre un seul sans sa permission, à lui qui se nomme notre Père et qui nous a rachetés au prix du sang divin ?—Certes, aucune vérité ne saurait être plus évidente que celle-là.

Et la société temporelle ou spirituelle n'a.t-elle pas le plus pressant besoin que Dieu assigne une place à tous ses membres par la vocation ?—Eh bien ! il faut dans le monde physique que l'eau, l'air, la chaleur, la lumière contribuent par leur artion combinée à faire végéter les plantes, mûrir les moissons et entretenir la vie chez les animaux et chez l'homme ! et il se pourrait que dans ce vaste corps, appelé la société ou l'Eglise, Dieu ne choisit pas la tête, et n’assignât pas à chacun des membres sa place et son service ? Car les membres, nous dit saint Paul, ont chacun leur action différente ; omnia aulem membra non eumdem actum habent. (Rom. XI.) En effet, à l’un le commandement, à l’autre l’obéissance ; à l’un l'enseignement et la parole, à l’autre la solitude et le silence. Aussi, continue l’apôtre, que chacun sache prendre sa vraie place et s'y tienne, Unusquisque in ea vocatione in qua vocatus est, in ea permanent. (1 Gor VI 20), et le bonheur social est assuré.

Et avec lui, le bonheur de chaque particulier. Autant d'âmes, autant d'’attraits et de capacités différentes Telle âme est heureuse dans la solitude, et la contemplation fait ses délices, telle autre aimera mieux se multiplier en passant ses jours et ses nuits au chevet des malades.

Or, l'expérience est là pour nous le dire: on ne fait bien que ce qu’on aime à faire. On n’est heureux

dans sa profession que quand on l’exerce avec goût et avec affection.

Ajouterai-je, guidé par la foi, que chaque profes. sion a ses peiues et ses dangers, mais aussi ses grâces particulières préparées par la Providence afin de surmonter les peines, éviter les dangers, et vivre selon Dieu ? Il faut donc la vocation divine!

Aussi, que voyons-nous à chaque page dans la sainte Ecriture ? Moïse, Aaron, David, Isaïe sont personnellement choisis de Dieu pour conduire et pour enseigner son peuple ; Béséléel et Ooliab ont reçu d'avance le don de travailler les métaux, parce qu’ils sont appelés à construire le Tabernacle. Sans doute, Dieu n’appelle pas ainsi extérieurement et sensiblement toutes les âmes, parce que le miracle n'est jamais ici-bas qu’une exception.

Mais, si nous croyons à l'action divine sur la nature quand elle divise la Mer Rouge à la voix de Moïse, quand elle arrète le soleil à l’ordre de Josué ; la reconnaitrous-nous moins, quand nous voyons tous les jours l’océan expirer sur le grain de sable de ses rivages, et l’astre du jour se lever et se coucher avec une régularité parfaite, sur les bons comme sur les méchants ?

Ainsi en est-il des vocations ! Dieu appelle Cyrus trois cents ans avant sa naissance, dans les oracles d'Isaïe ; il dit aux Apôtres : ‘ Suivez-moi ; ” ou il terrasse Paul au chemin de Damas. C’est la vocation miraculeuse.

Mais quand même nous ne le verrions pas, il n’est pas moins indubitable que chaque jour, sans bruit, sans éclat, il nous appelle les uns à une vocation, les autres à une autre. Un simple retour sur nous. mèmes nous en sera la meilleure preuve.

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Heureuses la société ei la sainte Eglise, et heureuse chaque âme en particulier, si chacune accepte docilement la place qui lui aura été marquée ; chaque membre agissant suivant la’loi divine, procurera le bien-être du corps entier.

Et si, comme la foi nous l'enseigne, tout cela est vrai, indubitablement vrai des vocations ordinaires pour les diverses professions de la société humaine, à combien plus forte raison ne devons-nous pas le reconnaitre, quand il sera question de la vie parfaite des Religieuses, ou des divins emplois du sacerdoce ? Oui, mes Révérendes Mères, Dieu appelle aux différentes positions sociales, il y a certainement pour elles une vocation. A combien plus forte raison y en a-t-il une, quand il s’agit de se consacrer au Seigneur par l'émission des saints vœux ?

Tout le monde est appelé à se sauver en observan ies commandements : Si vis ad vitam ingredi, serva mandata (Matth. XIX, 17; mais s’il s’ag't d’embrasser la vie parfaite d’obéissance, de pauvreté, de chasteté? non omnes capiunt verbum istud. (Matt. XIX.'n); tous ne peuvent pas y prétendre; sed quibus paratum est à Patre meo, (ibid.), mais seulement ceux à qui mon Père en a préparé la grâce. C'est un immense honneur que de servir à l'autel comme Aaron! ou de devenir l'épouse de Jésus- Christ! Aussi le grand Apôtre nous l’a dit: Nec quisquam sumit sibi honorem, sed qui vocatur à Dea tanquam Aaron. (Heb V.4) Personne n’a le droit de s’arroger cet honneur, il faut y être appelé comme Aaron! Non vos me elegistis, ce n’est pas vous qui m'avez choisi pour votre partage, disait Jésus à ses disciples, sed ego elegi vos (ibid) Marie

Magdeleine n’osa s'approcher de Jésus pour venir se raposer à ses pieds, que quand une voix chère à son cœur lui eut dit au nom de Dieu: Magister adest étvocat te. (Jean IX, 28). Le Maitre est là, etil vous demande. Il est donc bien clair, bien évident @ir la foi: Il y a pour chaque âme, et pour l'âme religieuse surtout, une vocation divine. Dieu nous la fait connaître et nous devons y correspondre.

Deux signes servent à constater la vocation; l'aptitude et l'attrait.

Le premier, tout négatif, c’est-à-dire dont la prése: ce ne prouve pas que l’on soit appelé; mais dont l'absence est la marque la plus certaine qu'on ne l’est pas. Qui veut la fin veut les moyens. Dien a'appelle pas un muet à prècher l'Evangile; un malade à soigner les autres ou à pratiquer les rigueurs de la mortification ; ou un esprit affaibli et incoustant à s'engager par des vœux qui enchainent jusqu'à la mort. C’est aux parents, pour les vocations du monde; aux supérieurs, pour la vie ecclésiastique et religieuse, qu’il appartient de juger l'aptitude ; nous n’en dirons donc rien de plus.

Mais je parlerai de l'attrait, voix iutérieure qui porte l'âme à se prononcer pour tel état plutôt que pour tel autre, et que Dieu fait retentir en elle pour lui révéler sa vocation. Cet attrait, tout le moude l'éprouve, dans un sens ou dans un autre. Combien, néanmoins, il est divers dans sa forme, dans son origine, dans sa puissance! Tantôt il terrasse Paul sur lechemin de Damas; tantôt une voix céleste invite Augustin à prendre et à lire le livre qui le convertira : Tolle, lege; ou bien Dieu multi-

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plie les miracles pour introduire une âme dans la vie religieuse, malgré les oppositions et même les persécutions de ses proches, comme saint Louis de Gonzague et saint Stanislas Kostka.—Tantôt c’est une sorte d’instinct partant du cœur à son insu et attirant l’âme pour ainsi dire sans qu'elle s’en doute : la seule idée du cloître et de la vie austère l'émeut et la transporte, de douces larmes montent de son cœur à ses yeux si elle a pensé seulement à sa consécration future ! Rien de raisonné dans tout cela; c’est un instinct qui la sollicite, instinct que le Pape saint Grégoire nous a si bien décrit dans une des plus éloquentes leçons du Bréviaire romain. Montrez, dit-il, de l'herbe fraîche à la brebis, et elle vous suit en bondissant; montrez à un enfant quelques noix et vous l’attirez immédiatement sur vos pas! Ainsi l'âme ; elle va d'elle même, parce qu'un mouvement instinctif et spontané la pousse.

D'autres fois l'impulsion vient de la raison.— Eclairée de Dieu, frappée de quelque évènement extérieur, ‘éblouie d'une vive lumière rencontrée dans l'Évangile, elle a compris, comme David, qu'un jour passé à l'ombre des autels vaut mieux que mille jours dans les tabernacles des pécheurs!

Comme Paul, premier ermite, elle a entendu ce mot : ‘‘ Allez, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres, et vous aurez amassé un trésor pour le Ciel!” Ou comme Antoine: ‘ Que sert à l’homme de gagner l'univers. s’il vient à perdre son âme ?” Ou comme votre Mère sainte Thérèse, elle a senti combien il est précieux de souffrir avec Jésus ; ou bien avec cette autre gloire du Carmel, que les autels recevront bientôt, avec Louise de France, elle veut offrir ses privations. ses austérités, ses

épreuves pour eifacer les iniquités de Louis XV et de son peuple ! Qu'importe l’origine et la source de l'attrait qui nous amène à Dieu ; il sera toujours légitime, s’il est revêtu des conditions suivantes :

1. Appuyé sur des motifs surnaturels.. assurer son salut ; échapper au monde et à ses scandales, aux richesses, aux plaisirs et à leurs dangers; imiter Jésus de plus près ; mériter dans le ciel une plusriche couronne; procurer à Dieu plus de gloire, en priant plus continuellement pour l’Église et pour les pécheurs ; en un mot : tout motif appuyé sur la foi et pouvant se rapporter à Dieu, voilà le véri. table mobile de l'attrait qui devra nous pousser vers Lieu, en nous dictant le choix de l’état laïque ou religieux dans lequel nous voudrons travailler à son service.

2. Que l'attrait soit constant ; qu’il ne consiste pas dans une velléité passagère ; ou s’il s’agit de la vocation religieuse, dans un de ces élans suscités par une communion fervente, par une cérémonie comme celle qui nous rassemble, mais élan qui s’arrète et retombe aussitôt. Le véritable attrait, celui qui vient de Dieu, dure et persévère. Sans doute, il pourra disparaître au milieu des épreuves que le démon suscite et que Dieu permet toujours pour forlifier les âmes. Mais si elle est confiante, cette âme, si elle est simple et docile, elle retrouvera bientôt son premier attrait, comme les Mages sortis des épreuves et des tentations de Jérusalem, ont bientôt revu l'étoile qu’ils avaient perdue et qui les conduisit jusqu’au divin berceau de Bethléem.

3. L'attrait sera raisonné, et non pas seulement insiinctif, même quand il aurait pour origine un miracle! Et pourquoi ? Parce que l’homme est

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un être raisonnable qui doit savoir ce qu'il fait ; parce que, agir par impression et par instinct, c’est le propre d’un enfant ; parce que l'impression est fugitive et mobile et que pour embrasser un état fixe et permanent, il faut s’y déterminer par des raisons qui aient toujours la même valeur et le même poids.

Tels sont les caractères certains et infaillibles de la voix de Dieu, et toujours il les manifeste à l'âme qui s’examine et qui s’étudie avec sincérité, pour connaître sa vocation et savoir où Dieu l'appelle. Examinez donc, Ô âmes chrétiennes, vos attraits intérieurs, recherchez leur origine, leurs motifs, leurs intermittences ou leur durée. A l'examen, ajoutez la prière ; avec saint Paul dites : Domine, quid me vis facere ? Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Ou bien avec David : Vias tuas demonstra mihi, et semilas tuas edoce me. Seigneur, faites-moi connaitre la voie que je dois suivre et les sentiers dans lesquels vous voulez que je marche. Ou encore avec Samuel : ‘Loquere, Domine, quiu audit servus tuus. Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur vous écoute. Il ne se peut pas que Dieu ne vous exauce ! Il manquerait à sa bonté, à sa justice, à sa providence, à toutes ses perfections, si vous ayant donné une vocation, et vous appelant à un état déterminé, il ne vous fournissait un moyen sûr de savoir où il vous appelle.

Mais surtout adressons-nous aux guides que Dieu nous à donnés, et à qui 1l communique en abon. dance les lumières et les grâces dont ils ont besoin pour nous diriger. Telle est toujours la marche de la Providence...

Ainsi, Paul, le grand apôtre, futenvoyé à Ananie, pour savoir de lui ce qu’il devait faire ; vade ad Ananiam, lui disait la voix d’en haut... Les Ananies ne manquent jamais aux âmes chrétiennes, quelle que soit la vocation qu'il faille embrasser ; à elles donc de les écouter docilement.

Qu'il faille suivre sa vocation et répondre à l'appel de Dieu, pour profiter de ses avances et de ses grâces ; pour obéir à sa volonté divine ; pour assurer notre salut et procurer plus sûrement notre bonheur de cette vie et de l’autre, c’est une vérité trop évidente que je ne puis me permettre de déve. lopper ici.

Courage donc, et confiance, ma chère enfant!

Celui qui vous a donné votre magnifique vocation, se manquerait à lui-même, s’il ne vous fournissait er abondance tous les moyens de la réaiïiser. Sans doute, les épreuves ne vous manqueront pas! Nous pourrions presque vous les prédire, parcequ'elles sont indispensables à la solidité de votre vertu. Nous pourrions affirmer que ce serait un malheur pour vous, si vous n'éliez pas éprouvée pendant votre noviciat ; car de même que le feu sert à cons. tater la valeur de l'or qui lui résiste sept fois, probatum septuplum, de même la tentation démontre la valeur de l’âme fidèle à Dieu. Mais ayez confiance ! confiance en Dieu ; confiance aux charitables et clairvoyants Ananies, dont vous êtes environnée, et vous arriver®z heureusement au terme.

Vous vous souvenez, mon enfant, de ce grand voyage que vous accomplissiez il y a quelques mois ? C'était une dure épreuve que de laisser derrière vous tout ce que vous chérissiez en ce monde!

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Mais parce que vous entendiez la voix de Dien, vous n'avez pas hésité un seul instant. Vous êtes courageusement montée sur le navire. Bientôt le rivage s'est éloigné, la terre natale a disparu avec tous ses délicieux souvenirs. Et puis, perdue sur l’iminen<a océan, vous ne voyez plus de toutes parts que l'abime béant à vos côtés, et dont une planche fragile vous séparait. Les agitations du vaisseau vous fatiguaient, la tempête faisait peut-être tout craquer et s'entrouvrir autour de vous. Et vons étiez là, faible enfant, toujours confiante, parce que le ciel brillait sur votre tête, parce que vous saviez que Dieu, qui vous appelle, ne pouvait pas vous laisser périr ; parce que vous aviez confiance en la prudence d'un pilote expérimenté ; parce que Marie, l'étoile de la mer, laissait luire en votre âme ses plus délicieux rayons. Et en effet, vous avez touché la terre de France, et vous voici au miliew de nous! Eh bien. ma chère enfant, cette touchante histoire est l'emblème le plus exact des épreuves que Dieu vous ménage sans doute dans vatre uoviciat ; des séparations, des sacrifices pour Dicu ; des regrets, des amertumes, des tempêtes même. si le seigneur le juge utile à votre âme, et l'océan déchaiaé qui pourra quelquefois mugir autou: de vous. Mais, confiance en Dieu qui vous appeile, eu Marie dont l'étoile luit sur vous ; en votre Supérieur, notre sage et pieux archevêque, votre pilote et votre guide le plus expérimente de tous, en vos Mères hbien-aimées, qui veillent sur vous ave amour, et vous finirez par vous abriter : àrement dans ce port du Carmel que le Seigneur vous a montré de si loin, et où tant de bénédictions vous attendent. ÆEgredere de terra tua, et de domo Patris

lui, et vent in lerram qgnam monstravero libi et ibi benedicam tibi; sortez de votre terre natale, et de la maison de votre père, et venez dans la terre que je vous montrerai, et je vous comblerai de bénédictions.

Et tout cela ne sera qu'un prélude! un jour viendra où ces bénédictions si précienses se multi. plieront pour vous au centuple. Ah! vous me comprenez, ma chère enfant, ce sera le jour où, nouvelle Thérèse de. Jésus, devenue semblable à votre mère d'adoption, la grande Thérèse d’Avila, vous aurez pu l’imiter autant que votre cœur le désire depuis longtemps.

Levez les veux, et contemplez cette tige de lis, si blanche et si pure: elle a pour son plus bel ornement un groupe virginal de saintes filles du Carmel que le cœur de Thérèse se réjouit d'offrir à son Dieu.

Puissiez-vous, mon enfant, être la Thérèse de votre cher Canada et transplanter un jour sur cette terre bénie de Dieu, le lis du Carmel.

L'Église vous devra ces mortifications qui apaisent la colère divine et ces prières que le Seigneur exauce toujours, vrais paratonnnerres spirituels, les plus efficaces pour détourner la foudre. Mais auparavant, fortifiez-vous, enrichissez-vous de toutes les vertus dont on vous donne ici le continuel exemple. Continuez ce que vous avez si bien commencé par la pratique de lobéissance, de l'humilité, du renoncement à vous-même. Mais surtout, confiance, confiance sans limites au Dieu qui ne vous à pas appelée de si loin pour vous abandonner, à moins que vous-même vous ne vous obstiniez à lui être infidèle, (et c’est ce qui n’arri-

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