Le concert du Carmel
Il est un certain bruit, assez inusité dans le monde, mais que les échos du Carmel redisent très-régulièrement.
Quand pour la premiere fois, il frappe les oreilles des postulantes elles sont quelque peu étonnées, et même en certain cas, quelque peu alarmées ; elles pressentent l'instant où il faudra jouer dans cette action un rôle en mème temps actif et passif... et le bon Jésus aime à leur laisser cette crainte pour leur donner après tout le mérite du sacrifice...
Mais notre courageuse petite sœur ne parut pas connaître cette appréhension ; elle devina sans peine la cause de ces coups réguliers qu’elle entendait sortir de toutes les cellules, et elle y trouvait
rettions missent )n, elle int aux iblierons aroles :
prières eur qui
disant Trouvez Et elle
de ses egarder laisir de lle n'y
dans Île “edisent
oreilles nées, et s ; elles ns cette f.…. et le e pour Divers
irut pas 1s peine itendait rouvait
quelque chose de mélodieux, surtout quand cet exervice se faisait en commun... oh! alors ! c'était beau, c'était maguifique ! et dans son langage ingénu, elle appelait cela ‘ Un concert.”
On eût vraiment dit qu'elle y trouvait du plaisir. Ce devait être du moins le plaisir de s’immoler, et l'ardeur avec laquelle elle s'en acquittait disait assez qu'elle y mettait lout son cœur. On dit que si les anges pouvaient nows envier quelque chose, ce serait le bonheur de souffrir pour Jésus. Il me semble qu’ils auraient pu souvent porter cette envie à notre chère sœur, alors qu'ils contemplaient cette enfant si frèle, mais si heureuse d'ajouter encore aux incommodités que lui causait sa délicate constitution.
», Une heureuse irrégularité.
Un mot encore de notre petit ange, on ne s'en lasse pas :
Peu de temps après son arrivée, elle fnt chargée de la cloche : elle en était bien joyeuse, comme de tous les offices qu'elle re 2vait ; elle appréciait à si haute valeur une petite occupation, dans la maison et au service de Jésus ! Mais une fois, notre petite sonneuse se trouvant un peu en retard, une de nos sœurs avait sonné pour elle. En entendant la cloche, ma sœur Thérèse de Jésus arrive avec empressement, et sa suppléante dit qu’elle n’oubliera jamais l'expression de peine et de regret qu’exprimait son visage. c'était, il est vrai, une irrégularité, mais il eût été presque dommage qu’elle ne fût pas commise, tant elle servit à nous faire comprendre quel prix la chère petite attachait au fidèle accomplissement de ses devoirs.
6, Humilité de Thérèse de Jésus.
Notre chère petite sœur n’était pas fort adroite pour aucune sorte de gros ouvrage, étant naturel. lement faible et délicate et n'ayant jamais eu besoin de s’en occuper.
Aussi avait-elle souvent occasion de se plaindre de sa maladresse. ‘Je suis si gauche ! Je suissi maladroite!” sortaient si naturellement de sa bouche, qu'on eût souvent regretté un peu plus d'habilité, qui lui aurait retiré une seule occasion de s'’humilier si franchement ; mais cela ne la décourageait pas, et toujours elle réclamait une première part aux ouvrages qui ne manquaient certainement pas de lui être pénibles.
Un jour, elle s'était empressée de balayer un escalier, ce que nous devions faire nous:même dans la matinée.
Comme je lui témoignais à la récréation toute ma confusion : ‘* laissez-moi faire, dit-elle, il faut que je me donne au bon Jésus...” Quelques jours après, je pus à mon tour lui rendre un petit service de charité. ‘* Vous m'avez fait de la peine,” me dit-elle encore ; “ je vous assure que je suis triste, c'était notre ouvrage.” ‘ Eh bien, lui répondis-je, quand ma Thérèse de Jésus fer: notre balayage, je serai triste aussi et j'en aurai de la peine.” ‘“ Oh! non, non, dit-elle, pauvre chère sœur !” et nous restâmes bonnes amies. Mais que de fois j'ai vu cette chère petite sœur vraiment humble de cœur, demander à une novice comme elle, de lui parler un peu des vertus religieuses, de la Pauvreté, de l'Obéissance surtout, comment il fallait faire pour bien obéir à nos bonnes Mères.
adroite naturel.
1 besoin
plaindre
suis si
de sa eu plus DCCasion a ne la ait une iquaient
yer un me dans
on toute , il faut es jours t service ine,” me is triste, ondis-je, yage, je ” «Oh!
et nous s j'ai vu le cœur, li parler rreté, de ire pour
Comment dire l'accent suppliant avec lequel elle faisait cette demande, son attention à écouter et à se faire expliquer ce qui était mal exprimé, même sa reconnaissance, comme si elle eut eu un entre. tien sérieux avec une personne capable et autorisée pour cela! Que le bon Dieu soit sa récompense pour le bel exemple d'humilité qu’elle w'a donné en ces rencontres, et que je suis bien incapable de traduire sur le papier.