Ses progrès dans l'humilité
L'humilité lui devint aussi pleine d’attrait. J'étais si heureuse, disait-elle, et Jésus me donne des sentiments d'humilité que je n’ai jamais eus ; ils me font tant de bien ! J'en suis tout étonnée, ajoutait-elle, oh ! que c’est beau l'humilité ! J'aurais voulu être plus aimée, plus estimée que les autres, et maintenant j'aime le sentiment de ‘mon néant.”
Après sa mort, on trouva parmi ses papiers une petite note, où elle exprime de la manière suivante ses sentiments d'humilité :
‘“ Comment pourrais-tu, Ô misérable pécheresse, Vestimer quelque chose et croire qu’on te doive des égards. Mets-toi à la dernière place, c’est plus que tu ne mérites.
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‘ Quand on t’humilie, pense à ce que tu es, à tes nombreux péchés. Quand on a la charité de Vadresser une parole, pense qu'on à pitié de toi, et sois bien reconnaissante de la charité qu’on a eue. Quand on n'a pas l'air de te remarquer, pense que tu ne mérites pas d’être dans la compagnie de ces saintes religieuses. Étonné-toi justement de vivre encore. Comment toutes les créatures ne s’élèventelles pas contre toi pour te punir dettes crimes ! Comment la terre peut-elle te supporter, monstre d'iniquité ! Mon Dieu ! faites-moi la grâce de me connaître moi-même, je vous en conjure par les douleurs de mon Sauveur. ”