Ut sint consummati in unum
La petite prière suivante composée par notre sœur Thérèse de Jésus, montre jusqu’à quel degré
elle était consommée dans cette union avec Notre. Seigneur, qui est la perfection même de l'esprit du Carmel.
‘ Partout où vous serez, à Jésus, je veux y être aussi. En quelque état que vous vous trouviez, je veux m'y trouver avec vous. Vos souffrances seront mes souffrances, et vos joies seront mes joies. Vous êtes mort sur la croix par amour pour nous. Avec nous, à mon Jésus, je veux être victime au Carmel sur la terre, et jamais je ne serai séparée de vous dans le Carmel du Ciel. ”
« Mon doux et tendre Époux, je vous aime telle. ment que rien ne pourra me séparer de vous, je veux rester avec vous sur le Calvaire et sur la Groix, encore plus volontiers que sur le Thabor. ”
17. Courte maladie et douce mort de Thérèse de Jésus. Carmel de Reims, 21 Decembre 1873,
La grâce du Saint Esprit soit tonjours dans nos âmes !
Notre chère petite sœur Thérèse de Jésus est fort souffrante, Jusqu'à présent elle s'était bien soutenue. Elle avait bonne mine, était vive, gaie, s'occupant activement toute la journée, de sorte que vraiment nous constations une amélioration dans sa petite constitution.
Tout-à-coup, elle a commencé, depuis quelques jours, à maigrir sensiblement, quoique disant qu’elle ne souffrait pas et qu'elle allait bien.
Le médecin est venu déjà deux fois ; il n’en dit pas grand'chose jusqu'ici, mais je vous assure que nous sommes bien inquiétes..……
: Notre.
prit du
L y être viez, je ffrances nt mes ur pour victime séparée
ne telleous, je , sur la habor. ”
de Jésus.
ans nos
est fort lien soue, gaie, de sorte ioration
quelques disant
n’en dit
sure que
Carmel de Reims, 22 Décembre 1873.
La Sainte Volonté de Dieu soit toujours accomplie !
Notre chère petite sœur Thérèse de Jésus, est morte comme une sainte, dans l'acte de l'amour du bon Dieu, après avoir en le bonheur de faire ses vœux.et d’'emporter au ciel le beau titre de Carmélite, que son cœur désirait si ardemment. Oh! comme le divin Maître à été bon pour elle! Voïci comment les choses se sont passées :
Hier. dimanche, elle est venue à la sainte Messe et y a communié comme à son ordinaire ; elle est allée au réfectoire, puis à la récréation, qu'elle aimait tant, pauvre enfant !
Notre Révérende Mère ne lui a pas permis d'aller à Vèpres ; elle était fatiguée, et se mit au lit vers cinq heures, sans plus de symptômes alarmants. Ce matin, l'état était changé, la faiblesse surtout devenait extrême.
Nous comprimes toute la gravité de la situation, et notre Mère lui parla doucement des sacrements. Elle reçut cette nouvelle avec bonheur ; le calme, la paix, une douce sérénité ne l'ont pas quittée jusqu'au dernier moment. Dans la matinée, monsieur notre confesseur entra pour la confesser, et à une heure il revint avec monsieur Querry, supérieur de la maison, pour le Viatique et l’Extrème. Onction. La chère enfant demanda qu'on lui chantât un cantique sur le ciel, et ensuite elle exprima le désir qu’on chantât Magnificat. ‘ Oh! c'est beau ! disait-elle, c’est beau !” Sa résignation était parfaite. Aucun regret n’a troublé son âme ; elle était à Jésus, elle était à lui tout entière.
“ Parlez-moi de Jésus, disait-elle, encore quelque chose de Jésus! vous me faites tant de bien!” Et un doux sourire venait errer sur ses lèvres. ‘ Oh ! que sésus est hon! etc., etc.” Elle avait fait ses vœux le marin, et les renouvela dans l'après. midi. Ce fut en les achevant que la connaissance commença à se perdre. Il y avait environ une demi-heure qu'elle avait communié. Quelle grâce! Elle demeura fort paisible, et paraissait peu souffrir. Enfin à quatre heures et quelques minutes, elle s'éteignit doucement et s'endormit dans les bras de son Époux bienaimé, pour se réveiller au ciel, nous en avons la confiance !...…...
Oh ! oui, Jésus est venu la chercher ; le Dieu de l’'Eucharistie qu’elle aimait tant, venait de descendre dans son cœur pour y consommer l'ouvrage de sa sarctification et l'emmener dans sa chère Patrie
Oui, le bon Dieu a fait de tres-grandes grâces à
notre chère novice, surtout au moment de sa mort, et nous serions bien étonnées qu'elle fût allée en purgatoire, si ce n’est tout-à-fait en passant.