‹ Une fleur du Carmel [microforme]Chapitre 169 sur 201 · Le cantique du Ciel · texte numérisé non relu

Le cantique du Ciel

Voici le cantique du Ciel que les Carmélites chantèrent, à la demande de Thérèse de Jésus, quelques instants avant sa douce mort.

quelque Foi... Espérance... Amour.

bien!” > lèvres. Ë le avait Jésus dans ce mystère s l'après. Nous voile son amour...

aissance Son corps est sur la terre ‘on une Mon pain de chaque jour !

e grâce! Son sang est mon breuvage, souffrir. Il me rend immortel.

tes, elle REFRAIN.

bras de Seigneur, jecrois!... mais je veux sans PHAgen au ciel, Je veux te voir !

Je veux te voir !

Dieu de Je veux te voir pour t'aimer davantage !… descen- Ah ! laisse moi monter au ciel!

rage de 9 a chère

Au ciel que de délices Inondent les élus !.…..

Là, plus de sacrifices,

grâces à sa mort,

On est tout à Jésus 1...

allée en

J'attends cet héritage ..….

Il me fait immortel !......

REFRAIN

Seigneur j'espère !.. et je veux sans nuage...

rmélites 4.

e Jésus, À Ici plus que moi-même J'aime ce divin Roi...

Oui, je sens que je l'aime, Et son amour pour moi Bientôt sera le gage D'un amour éternel,

REFRAIN

Seigneur je l'aime. et je veux sans nuage

C'est le premier couplet et le refrain de ce cantique qui ont été chantés à ma sœur Thérèse de Jésus, au mouïent de sa mort.

Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ces couplets : ils font bien souvent le charme de la récréation du dimanche. La bonne petite nous disait, que l’air en est bien connu au Canada : il y en a même un canadien sur ce rythme, composé pour la profession de sa chère sœur Saint Louis de Gonzague. On le trouverait bien sûrement au monastère du Précieux-Sang. Il commence ainsi :

Je suis au Dieu que j'aime, Il a reçu ma foi, etc. etc.

19. Promesse que Notre-Seigneur fait à sainte Thérèse d'assister lui-même au dernier moment, toutes les religieuses qui mourront dans ses monastères.

La précieuse mort de notre chère sœur Thérèse de Jésus nous rappelle la promesse faite par Notre. Seigneur à notre Mère sainte Thérèse er ‘aveur de toutes les religieuses qui mourraient «'; Carmel. Voici ce que rapporte sainte Thérèse, liv. des fondations, ch. 16.

Je me trouvais dans notre monastère de Tolède, lorsqu'une sœur fut attaquée de la maladie dont elle devait mourir ; après qu’elle eut reçu le saint Viatique et l’Extrême-Onction, elle sentit son âme nager dans l’allégresse et dans la paix ; on eût dit que quitter ce monde n'était pour elle qu’un voyage ordinaire. Nous pouvions en toute liberté lui dire, quand elle serait au ciel, de nous recommander à

de ce érèse de

itendait rme de te nous :ilyen Dsé pour ouis de lent au e ainsi :

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Thérèse r Notre.

veur de Carmel.

liv. des

Tolède, ie dont le saint on âme eût dit voyage lui dire, ander à

Dieu et aux saints pour qui nous avions une dévotion particulière. Un peu avant qu'elle rendit le dernier soupir, j'allai prier pour elle devant le trèssaint Sacrementet je conjurai Notre-Seigneur de lui donner une sainte mort. Après cette prière, me rendant à la cellule de cette chère sœur, je vis en entrant le divin Maître au chevet de son lit. Il avait los bras un peu ouverts comme pour soutenir et défendre la mourante ; dans cette attitude, il me dit ces paroles : ‘ Ma fille, tiens pour certain que j'assisterai ainsi toutes les religieuses qui mourront dans ces monastères ; qu’elles n'aient donc point peur des tentations à l’heure de la mort” Cette assurance sortie de la bouche même de Notre- Seigneur, me causa une consolation extrème, et me ât entrer daus un profond recueillement. Quelques instants après, revenant à moi, je m’approrhai de la malade et lui adressai quelques mots, elle me dit: ‘*O ma mère, que je vais voir de grandes choses !’”” Ce furent ses dernières paroles, et elle mourut comme un ange.

J'ai été témoin de la mort de quelques autres religieuses dans nos monastères, et j'ai remarqué en elles. au moment de rendre le dernier soupir, un calme et une sérénité ineffables ; on eût dit qu'elles entraient dans un ravissement et dans le doux repos de l'Oraison. Rien n'indiquait audehors qu'aucune tentation troublât la paix intime dont elles jouissaient. Aussi, j'espère de la bonté de Dieu qu'il nous accordera une semblable g'âce, par les mérites de son Fils et de la glorieuse Vierge dont nous portons l'habit. C’est pourquoi, mes filles, efforçons-nous d’être de véritables Carmélites. Cette vie est courte ; et, si nous savions qu’elles

sont les peines que plusieurs souffrent au moment de la mort, et, les artifices dont l'ennemi du salut se sert pour ies tenter, nous ne pourrions trop estimer la grâce que le Divin Maitre nous fait de nous assister à cette heure suprême.

Er À

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