VIE
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communier, en priant le bon Dieu d'avoir pitié de moi et de ne pas permettre que je l’offense. Peut. ‘tre suis-je téméraire de m'approcher de la sainte table avec ces peines? Mais je vous obéis et j'ai confiance, qu'en cette considération, Notre Seigneur se me demandera pas un compte trop rigoureux de mes communions,.
de me suis persuadé depuis longtemps que je suis ans l'état où le bon Dieu me veut et qne ma mission est de me dévouer toute entière à ma chère maman. Ce que vous me dites au sujet de mon genre de vie, m'y fait trouver une grande douceur et me confirme dans la pensée que je suis dans l’état où le bon Dieu me veut. Oh! que je suis contente de voir que je puis plaire à Dieu en me dévouant à ma bonne maman, et satisfaire ainsi les plus chères délices de mon cœur! Que Dieu est bon de me “commander des choses si doures! Plus j'avance, plus je découvre de bonheur dans mon état et je voudrais bien ne le jamais changer.
Vous me conseillez de regarder comme mes amies ‘ant de jeunes saintes, qui, vivant dans leur famille, ont si tendrement aimé Jésus-Christ. Quelles amies n'avez-vous tronvées ? Dans quelle compagnie me mettez-vous ? Ne craignez-vous pas que ces jeunes saintes ne me rejettent de leur congrégation ? Tous mes péchés ne me rendent-ils pas très-indigne d’être placée dans leurs rangs ? Néanmoins, je les invoquerai comme mes protectrices et j'ajouterai dans mes litanies les noms de sainte Hermine et de sainte Adine. On n’a,jamais trop de ces protectrices célestes. Je vais m'efforcer de me rendre agréable
à ces jeunes saintes, en pratiquant les vertus que vous me recommandez.
Jusqu'à présent j'ai travailié à acquérir la perfection dans mes actions, pensant qu'en les faisant toutes bien, je ne pourrais manquer de plaire à Dieu. Je n’ai guère fait de progrès, et je pense que c’est mieux de continuer jusqu’à ce que je sois parvenue à avoir une intention droiteet pure, telle que le bon Dieu la demande de moi.
Je découvre bien des misères dans mon âme:
mais elles sont si nombreuses que je ne puis voir quelle est celle qu’il faut que j'entreprenne de retrancher la première. |
J'ai bien souvent des moments de tristesse, où il me semble que le bon Dieu n’est pas content de moi parce que je m'ennuie, et que je suissouvent portée à murmurer et à mal penser des autres. Ce n’est pas ainsi que je devrais être soumise et résignée à la sainte volonté de Dien. Apprenez-moi donc à me résigner à tout ce que le bon Dieu veut. Apprenez-moi donc à être charitable envers ceux qui m'out causé de la peine. Je m’imagine aussi que je cherche trop en tout les satisfactions de mes goûts naturels. Etqu'est-ce que je ne m’imagine pas encore ! Vous me connaissez, mon Père, vous savez de combien de chimères ma pauvre tête est remplie. Je n'entreprendrai pas de vous les raronter. je n'aurais pas assez de papier.
Vous n'avez pas été oublié dans nos prières. Tous les jours nous nous sonimes adressées au divin Enfant de Bethléem.
Malgré le peu d'efficacité que peuvent avoir nos pauvres prières, j'ai confiance que la reconnaissance. qui les a dictées, aura touché le cœur de Notre Seigneur et qu'il aura fait découler en votre âme la douceur de ses consoiations,
ortée n'est née à nc à pprex qui que je goûts icore !
rez de lie. Je aurais
s. Tous divin
ssance.
Notre
o. Une bonne sœur.
Monastère du Précieux-Sang, ler Mars 1871.
Je m'empresse de vous donner des nouvelles de notre chère malade. Elle commence à aller un peu mieux; mais elle est d'une grande faiblesse et peut à peine parler.
Ma sœur Saint Louis de Gonzague n'est pas atteinte de consomption, au dire du médecin qui la soigne maintenant. Elle souffre d’une maladie de l'estomac ; ainsi il y a plus d’espoir qu’elle nous sera conservée, car ces maladies sont rarement mortelles. J'ai grande confiance que toutes les bonnes prières, qui se font pour cette chère sœur, vont nous obtenir le rétablissement de sa santé.