‹ Une forme anatomique des abcès du foie: L'Anthrax du foieChapitre 5 sur 13 · TE IR ETES · texte numérisé non relu

TE IR ETES

Le 16 décembre 1941: Jusqu’à ce jour, persistance des phénomènes thermiques. |

L'examen de l’abdomen et de l” appareil respiratoire est entièrement négatif. Il s’écoule une très faible quantité de sérosité par 1 orifice de drainage.

Une radiographie après injection de lipiodol dans le

trajet pariétal montre un petit trajet de 2 à 3 em. envi-

ron mais il est impossible de préciser si ce at ee intrapariétal ou va dans le foie.

Par ailleurs, dans la nuit précédente, dé enfant a

présenté des selles avec de petites formations pseudomembraneuses pouvant faire penser à l’amibiase.

C’est dans ces conditions que l’on décide de faire une intervention plus complète CAR Cheynel et Lapeyrie).

Premier temps: Incision médiane épigastrique. Le

péritoine ouvert, on explore la cavité du côté hépatique, et l’on constate qu’il existe une barrière d’adhérences

très nette, au-dessus du trajet de l’orifice cutané. On ‘referme cette incision.

Deuxième temps: Incision parallèle du rebord chondro-costal, au-dessus de l’orifice fistuleux et de la barrière d’adhérences. Le foie présente un aspect à peu près normal, sauf dans la partie supéro-interne où la capsule de Glisson paraît décollée.

Plusieurs ponctions à ce niveau restent blanches.

Troisième temps: Par l’orifice fistuleux on introduit une sonde cannelée et l’on constate que cette sonde va dans le foie et pénètre dans la loge signalée plus haut, formée par le décollement de la capsule de Glisson. Mais on ne fait sourdre aucun pus. On pratique néanmoins un drainage.

# \ ne ; RE Dole

Après cette intervention il est permis d’affirmer qu’il s’agit manifestement d’une cavité intra-hépatique, que le trajet fistuleux conduit à cette cavité intérieure, mais les phénomènes fébriles à à grandes oscillations présentés par cet enfant autorisent à penser qu'il y a une “autre cavité qui, pour l'instant, ne communique D: avec celle que l’on a trouvé opératoirement. |

Etant donné la petite possibilité d’amibiase (selles pseudo-membraneuses) on institue un traitement l’émétine et le stovarsol.

‘: Les jours suivants: La fièvre à grandes oscillations persiste. L’examen radiographique après injection de : lipiodol par le drain ne permet pas de déceler l’exis-

- tence d’une cavité intrahépatique.

Le lipiodol ne dépasse pas l'extrémité interne du drain, à 3 ou 4 em. de la paroi.

La radiographie du thorax montre un voile très accusé de toute la.base du poumon droit, voile qui paraît d’origine pleurale. :

Une hémoculture $ur bouillon montre la présence de staphylocoque. Ce sera la seule fois d’ailleurs.

Une nouvelle formule sanguine montre les résultats \suivants : Nas

Globules rouges : 2.800.000; globules blancs: 22.400; hémoglobine: 50 %; valeur globulaire: 0,89; polynucléaires neutrophiles: 63 %; polynucléaires éosinophiles : 1 %; polynucléaires basophiles : 1 %; grands mononucléaires : 3 % ; lymphocytes : 32 %. :

Le 5 janvier 1942, une nouvelle intervention exploratrice est pratiquée (M. le professeur Etienne) : |

‘Incision longue, parallèle au rebord costal. Issue d’un

liquide ascitique citrin assez abondant. Le foie ne présente de bosselure en aucun‘point. C’est un foie d’as-

Re re {

“ pect normal sauf en ce qui concerne la couleur qui est . fonction de l’état d’anémie que présente le malade.

Au toucher à bout de doigt, sous la coupole diaphraghatique, on sent une bosse indurée correspondant à la partie supérieure du foie et paraissant répondre à un état de congestion simple.

Des ponctions faites en différents sens dans l’organe sont toutes négatives. L’exploration visuelle de la face inférieure du foie est négative également.

Fermeture de la paroi sans drainage.

Les deux jours suivant on observe une baisse de la température, mais elle remonte ensuite he à avec des oscillations et persiste.

L'enfant présente des douleurs dans l’hypochondre droit.

Le 14 janvier 1942, l’auscultation. des poumons montre une obscurité complète de la base droite avec submatité.

À l’examen radiographique du thorax on constate la persistance du voile de la base droïte révélé par un précédent examen. Ce voile présente une limite supérieure linéaire assez nette, au niveau de la scissure.

L’hémidiaphragme droit est soulevé, déformé.

Il existe un certain degré de sinistrocardie.

Pendant un mois, l’état du malade reste à peu près stationnaire. Et

La fièvre, les signes pulmonaires persistent.

L’amaigrissement est très important.

L'enfant est pâle, dyspnéique. Il présente un début de ptosis avec ophtlamie de l’œil gauche.

Tous les examens de laboratoire: hémoculture, ceutiréaction à la tuberculine, sont négatifs.

Aucuñe autre localisation.

Page 1