‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 21 sur 65 · TERNAIRES · texte numérisé non relu

TERNAIRES

L'audace de l'impie en ces temps a doublé, Li Et le juste, partout, dans sa paix est troublé, humain ?

L'homme ne se croit plus qu’une fange pétrie.

Il désire la mort pour son âme flétrie,

il stupide:

as intrépidi ujet perfide

Et la terre qu'il foule est sa seule patrie !

‘étaient dit.

plaudit.

ittendit,

t d'orage in parage,

[a rage. L

. n WP Q 214: FAST. V LE Le Seigneur Tout-Puissant élèvera la‘voix

Et leurs projets honteux crouleront à la fois, Comme au souffle du vent les feuillages des bois !

buverain, roit divin!

voir est va

Au jour de sa justice Il vannera le monde ; Au loin Il jettera toute semence immonde ; Il brisera l'espoir où le méchant se fonde!

noirs nuag s les rivagt s âges.

Adieu ! bel an qui fuis pour ne plus revenir, Qui fuis comme un torrent que rien ne peut tenir ! Adieu ! toi qui n'es plus déjà qu’un souvenir!

Passez devant mes yeux, souvenirs que j'adore !

Comme ces flots d'azur qu'illumine l'aurore, Passez! passez devant mes yeux!

Comme au milieu des nuits ces brillants météores

|| | Qui glissent dans le ciel avec des bruits sonores, J | | . .

DU Passez, souvenirs radieux ! F1 | | If | D 14!

| f fout . ‘ , . n .

| O jours de liberté ! jours d'amour et d'ivresse | [AE Le sn :

| jun Où rien ne captivait ma sauvage jeunesse, Je

fil

! Je vous revois encor souvent, Je

Comme, de temps en temps, sur la vague en écun

Le nocher voit reluire, au milieu de la brume, Ma Les rayons du soleil levant !

Je te pleure toujours, toit bâti par mes pères, Foyer religieux où tant d'amours sincères Comblaient le cœur du troubadour !

Et toujours je te pleure, à chambre solitaire D'où mon regard pensif sur le ciel et la terre Flottait doucement tour à tour!

Ah ! que de fois tout seul j'ai marché sur la rive,

Regardant à mes pieds chaque vague plaintive, Ecoutant le gai matelot !

Que de fois en secret j'ai tracé sur le sable

Un adorable nom que le flot implacable

Venait effacer aussitôt !

j'adore !

rore,

| s météores

Je regardais au ciel, dans les longs soirs d'automne,

Ces aspects merveilleux qu'un soleil couchant donne Aux œuvres sublimes de Dieu.

Je regardais la nue avec sa longue frange Flotter, comme un navire à la structure étrange, Dans un vaste océan de feu.

sonores,

vresse

SC Je regardais jaunir nos riches pâturages ; Je regardais nos bois, sans feuilles, sans ramages, Partout s'endormir pour longtemps.

Mais l'arbre reverdit que le soleil caresse !

ue en écunl brume,

Et pour l'homme qui touche au seuil de la vieillesse

Ln'est plus jamais de printemps !

Cascades qui sonnez comme des cors de cuivre, Vieux pins qui tout Fhiver vous drapez dans le givre Comme, daus l'hermine, un grand roi, Solittires sontiers, bosquets pleins de Hivsteres, Fontaines qui courez sous les fraiches fougères,

Vous souvient-il encor de moi ?

Tu glissais dans les airs, à vive Tuciole,

Tu glissais, chaque soir, avec lon auréole Comme une étoile qui soudain

De la voûte des cieux se serail détachée È

Souvent dans le gazon tu te croyais cachée

Mais ton éclat guidait ma main.

Fauvettes, laissez-vous de minute en minute, | Vos notes onduler comme uu doux son de flûte Dans le silence de la nuit?

Vous, gentils écureuils, avez-vous peur encore D'une feuille qui tombe au pied du sycomore Pendant que vous rongez un fruit?

Berce-toi, papillon, sur ton aile de gaze, :

La rose ouvre pour toi sa coupe de topaze,

à vicillesse

ivre,

ns le givre lol, stores,

ILores,

iute, e flûte

‘1COrcC hnol'e

Pour toi les prés sont veloutés !

Ah! je voudrais aussi parmi les fleurs sauvages Voltiger, au hasard, sur mes houreux rivages, Loin du tumulte des cités !...

O vous dont le berceau fut en nos champs tranquilles, Pouvez-vous respirer l'air emnesté des villes Sans regretter vos prés en fleurs ?

Mes veux de toutes parts n'aperçoiventque l'homme : Dieu semble se cacher; c'esten vain qu'on le nomme, On ne voit pas bien sos splendeurs !

Je cherche un horizon baigné dans la lumivbre, Et mes tristes regards se hourtent à la pierre D'un mur qui tombe inachevé !

de demande aux zéphirs mes arômes champêtres, Et la brise du soir n'apporte à mes fenêtres Que la poussière du pavé !

mment voulez-vous que mon âme s'élève, in transport d'amour, vers ce Dieu qu'elle rève Et que le désert lui montrait!

Du livre où je lisais la page s’est fermée !

Et jamais je re vois qu’à travers la fumée Le cie l'azur qui m'inspirait |

66 UNE GERBE Hélas! qui me rendra mon rustique village ?

Qui me rendra mes bois avec leur vert feuillage Et ma nacelle aux durs tolets ?

Qui me rendra mes prés couronnés de verdure Et le ruisseau qui suit avec un doux murmure ;

Son lit parsemé de galets ?

Qui me rendra le toit où ma paisible enfance, | (

Comme un rève qu’on aime, a vu, dans l'innocence, Si vite s'écouler ses jours ?

Qui me rendra, Seigneur, la pelouse fleurie

Et les sentiers fanés de la vaste prairie À

Où je rêvais à mes amours ?

Et mes amours, c'était la vagabonde voile !

C'était le flot profond ! c'était la vive étoile Qui brille sous les pieds de Dieu !

C'étaieni l'arbre feuillu que fouette la tempête, Et l’humble lis des champs qui relevait sa tête : P. Quand le soleil luisait un peu ! M Co

C'étaient le geai d'azur, la grive à la voix douce,

Le chardonneret d’or qui recueillait la mousse Pour construire son petit nid |

C'était le ciel de plomb d’où la foudre s’élancel

F1 C’étaient ces lieux déserts où règne le silence,

Où l'écho du monde finit!

1? C'étaient les aboiernents des lointaines cascades, Ilage Les peupliers plantés comme des colonnades Autour des rustiques maisons !

[ure C'étaient près d'une source, au bord d’une futaie, aure Le bruit sec, éclatant, cadencé de la braie, Et les gais refrains des chansons!

1ce, C'étaient, quand le fermier liait ses blondes gerbes, nnocence, Les grillons éveillés qui sautaient dans les herbes Et les bœufs qui rentraient au pas !

rie C'était l’airain bénit dont la voix solennelle M'appelait, le dimanche, à la sainte chapelle Où la foule priait tout bas!

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