FILI1 HOMINUM
Et qui crois, pour l'avoir, que ta main homicide Doive immoler l'autorité !
Qui veut que l'homme libre, approchant de la bête, Ne reconnaisse aucune loi,
Et que, dans son orgueil, il ne courbe la tête Devant Dieu, ni devant le roi!
Un jour l’on te verra, jeunesse sacrilége, Frapper avec férocité
Cette société qui t'aime et te protége Par crainte ou par impiété.
Les princes deviendront tes premières victimes S'ils ne te mettent pas de freins ;
Car leur indifférence ouvre d’affreux abîmes, Et Dieu leur sondera les reins!
Mais tout n’est pas blasphème. Et, pendant qu’au sarcasme Se plait la sotte vanité,
L'univers a des voix pleines d’entousiasme Qui chante la divinité.
Et c’est ce poids sacré jeté dans la balance Qui tient l'équilibre en tout temps ;
Car le ciel en faveur de la douce innocence Épargne les impénitents.
Qui sait ce que Dieu garde aux nations du monde Car peuples comme individus
Ont leur âge d'épreuve où leur grandeur se fonde Et passent des sentiers ardus.
Jls ont leurs missions souvent grandes et belles, Puis ils descendent au cercueil,
Honnis, s'ils ont failli; s'ils ont été fidèles
On s'en souvient avec orgueil,
O peuple Canadien, pour toi les jours d'épreuve Ont-ils assez été nombreux, Ou faudra-t-1l encor que ton beau sol s'abreuve
De ton sang noble et généreux ?
Tes ennemis sont forts, mais ton courage est ferme
Et ton nom, couronné d'honneur,
Et ton passé nous dit que tu portes un germe B D'indépendance et de grandeur. J D
Meurs sous tes fiers drapeaux ou gagne la victoire Et mérite d’être immortel ! U Nouveau peuple de Dieu, tes succès et ta gloire Li Ne tomberont qu'avec l'autel. Q
Ta jeunesse est ardente, avide d’héroïsme ;
Qu'elle aime sa langue et sa foi ! Le Qu'elle aime le travail et craigne l’égoïsme, Le
Un jour elle te fera roi!
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monde
e fonde Jelles, $ preuve TERNAIRES preuve ] e est ferme it + | | | —. Bel an qui fuis, adieu! Naguère avec ivresse erMme
J'acclamais ton retour, j'écoutais ta promesse. De l'aigle ou du simoun ta course a la vitesse |
La victoire | Une fleur s’est fanée, et notre froide main
La laisse retomber sur le bord du chemin
a gloire | Que d’autres, à leur tour, vont parcourir demain. €; ! Le monde est-il meilleur ? la charité, plus forte ? e, Le riche avec plaisir fait-il ouvrir sa porte
A l’homme malheureux que la misère escorte ?
La bouche de l'envie est-elle sans venin ?
Le traître rougit-il de son lâche dessein ?
La paix est-elle acquise à tout le genre humain ?
Les Princes se sont dit dans leur orgueil stupide: ‘ Nous régnerons sans Dieu; notre bras intrépid: ‘ Peut défendre nos droits contre un sujet perfide
Ils ont régné sans Dieu comme ils se l’étaient dit, Des ennemis du Christ la phalange applaudit. ]
La Foi voila son front et, triste, elle attendit,
Et l'esprit de révolte, ainsi qu'un vent d'orage F
Qui tourmente, soudain, les ondes d'un parage, Fit tressaillir les cœurs d’une farouche rage.
Et le sujet s’est dit : ‘“ Le peuple est souverain, ‘“ Et le roi, c’est moi seul ! Arrière, droit divin! “ Les hommes sont égaux, et tout pouvoir est va
De tous les points du ciel montent de noirs nuag À Un bruit sourd et plaintif vient de tous les rivagi ‘Un malaise ineffable oppresse tous les âges.
Sur son axe vieilli l'univers a tremblé ;