‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 27 sur 65 · NAPOLÉON III · texte numérisé non relu

NAPOLÉON III

L'impudique baiser qu'il reçut de sa bouche Ne lui laissa plus de remords.

Elle devint hardie, exigeante, importune,

re nuerre Comme une fille sans pudeur

Qui prodigue l'amour et conserve rancune

œuerre, :

A Eu À qui doute de son honneur.

Pour calmer le dépit de l'infâme maitresse

ème : | ss I la fit asseoir près de lui ;

Il lui sasrifia l'Eglise et la noblesse

Qui sui.’ des rois le seul appui.

Mais elle se lassa de ce royal hommage

Qui lui semblait suspect toujours.

Elle aimait mieux des siens l’accouplement sauvage, Et mieux les brutales amours...

Mais sur le chaud duvet de l’alcôve fermée .anglan à .

sanglat Par des rideaux épais et doux ;

Dans les palais des grands où la canaille armée

Prouve l'égalité de tous.

Et voilà que soudain la maîtresse effrontée Livre ce prince ambitieux

A la foule des siens subitement montée De la fange des mauvais lieux.

Et rien des ennemis n'arrête l'avalanche :

Leurs bataillons sont infinis.

Ils ont la soif du sang. C’est leur jour de revanche, Et les corbeaux sont réunis.

Pour le festin des morts, pour la grande curée Sont réunis les noirs corbeaux.

Ils viennent, les impurs, de la France éplorée Se partager quelques lambeaux.

Les autres rois, alors, enfoncent sur leur crâne

Leur diadème profané.

Ils se cachent de peur ou frappent d'un pied d'âne Les flancs du lion enchainé.

revanche, à

curée

lorée

r crâne

pied d'âne

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