‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 41 sur 65 · LA VOIX DES BOIS · texte numérisé non relu

LA VOIX DES BOIS

ne nous disent nos bois dans leurs accords sublimes, 1les chœurs des oiseaux qu'ils bercent sur leurs cimes, es cris mystérieux ou les soupirs plaintifs

he leurs hôtes divers poussent sous les feuillages,

es flots qui vont bondir au milieu des récifs,

Pre

omme de blancs agneaux dans les gras pâturages,

«nos champs recouverts de neige ou de moisson,

nos humbles sentiers comme nos avenues ?

he nous répètent-ils ? quels chants leurs voix connues Chantent-elles à l'unisson ?

Ah ! ces bois arrosés du sang de nos apôtres, Du sang d’un Lallemant, d'un Jogue et de tant d’autres Qui jadis, à leur ombre, ont élevé la croix, Et ces champs défendus par le bras de nos pères Contre des ennemis qui méprisaient nos droits Ou se montraient jaloux de nos moissons prospères, N’ont pas que des échos remplis de volupté !

Leur voix n'invite point la jeunesse volage A venir badiner sous leur discret feuillage,

Ou sur leur gazon velouté!

Is éveillent en nous de plus hautes pensées, Nous chantent, tour à tour, les victoires passées, Les luttes du présent, l'espoir de Pavenir !

[ls nous disent comment, aux jours de linjustice, Sous le même étendard nous devons nous unir!

Comment un peuple fier que lon traine au supplice Sait répandre son sang pour sauver son honneur ! Comme il doit ressaisir sa puissance échappée ! Et quelle gloire attend le brave dont l'épée

Se brise au combat du Seigneur!

Ces prés verts que le soc, au mois de mai, sillonne, Ces grands bois rajeunis où la sève bouillonne

Et qu'un nouveau feuillage est venu couronner, Disent que la jeunesse est le temps de la vie

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