‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 47 sur 65 · RAS ET · texte numérisé non relu

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Dans les murs des cités, au milieu des campagnes, Retentit cette immense voix,

Elle fait tressaillir les échos des montagnes, Tressaillir le fouve et los bois |

Elle annonce partout la fin de la souffrance Au prix du noble sang des preux,.

Elle fait naître au cœur un rayon d'espérance

Le soir de ces jours ténébreux!

Eutendez-vous, là-bas, la bruyante fanfare Et le grondement du canon ?

Eutendez-vous, là-bas, le coursier qui s'effare Et l'écho qui redit un nom, Un nom harmonieux comme un chant de linotte, Comme le murmure de l'eau ?

C'est le nom immortel du plus grand patriote,

L'immortel nom de Papineau !

Et le peuple s'émeut. De bouillantes phalanges Surgissent dans les prés en fleurs ;

Les femmes, au fover dont elles sont les anges, ? v oO ‘

S'agenouillent toutes en pleurs ;

Le drapeau d’'Albion tombe dans la poussière,

Mais haut, dans la pourpre des cieux, De la révolte sainte on voit humble bannière Ouvrir ses plis audacieux!

MIL HUIT CENT TRENTE-SEPT 155 Et l’altière Albion, rugissant de colère, Appelle à ces nouveaux combats, Nombreux comme les flots de la grande rivière, Ses vieux et fidèles soldats, Is viennent de partout, et leur troupe alignée Comme un cercle de fer s'étend.

fs vont avec bonheur broyer cette poignée

D'aventuriers qui les attend,

Mais, ciel! où fuyez-vous si vite et sans armure Ÿ Soldats, qui vous à dépouillés ?

Vos canons se sont tus devant lhumble murmure De nos vicux mousquets tout rouillés !

Comme tombe, l'automne, un bouquet de feuillage Au souflle des vents alisés,

Votre arrogance tombe en face du courage

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De nos guerrier improvisés !

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O champs de St, Denis! Ô vallons de St. Charle, Tressaillez de joie en ce jour !

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Tressaillez de plaisir, vous dont l'histoire parle

Avec orgueil, avec amour !

Un jour, vous avez vu la puissante Angleterre Faiblir devant vos bataillons, S'arrèter de stupeur, sous leffroi qui latterre

Replier ses fiers pavillons !

Mais que peut le courage auprès d'un nombre immense ?

Il recule l'instant fatal

Et c'est tout, Epuis® par sa longue défense, Dans un combat trop inégal,

Le héros, à son tour, hélas! chancelle et tombe, Mais son âme s'envole au ciel

Et son nom est béni, L'espoir nait de sa tombe,

Son souvenir est éternell

Les guerriers d'Albion, honteux de leur défaite, Com Plus irrités et plus nombreux, A la Reviennent de nouveau pour tenter la conquête

‘ces hameaux peuplés de preux, De ces hameaux peuplés de preux La P.

Mais dans chaque demeure on soutient bien le siége : Et. d: A A : Lei : ty Tous à mourir sont résignés ; Et plus d'un ennemi vient d'un sang sacrilége

Rougir nos sillons indignés, | Suns

N'ava Mais quel jeune guerrier, par delà le grand fleuve, ° Combat toujours armé du fer ?

Qu'importe que partout une mitraille pleuve

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Comme la grèle de l'hiver!

Du temple du Seigneur il fait sa forteresse, ît les assaillants, par monceaux, Ils sor

Sous ses coups vigoureux viennent tomber sans cesse Mais 1

Comme les épis sous la faulx.

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Gloire à toi, à Chénier, le plus braves des braves,

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Digne d'un destin plus heureux!

Gloire à toi! Pour sauver ton pays des entraves Tu verses ton sang généreux!

À Les amis tu dis comment, frappés en face, Tu dis comment, frappés au cœur,

Ils doivent, eux aussi, suivre ta noble trace,

Et savoir mourir pour l'honneur!

Comme un cœur maternel que la douleur abreuve A la mort d'un enfant; comme une jeune veuve A la mort de l'époux,

La Patrie est en pleurs. Elle à voilé sa face,

Et, dans un deuil profond, un deuil que rien n’efface,

Elle prie à genoux.

Sans armes et sans chef, même sans discipline ;

N'ayant pour se guider que l'audace divine Qui produit les hautfaits,

Les héros canadiens, sur le champ de bataille,

Ont bravé bien longtemps l'infernale mitraille Des bataillons anglais,

Ils sont tombés pourtant ces patriotes braves! Mais leur mort a brisé pour jamais nos entraves

Et porté leur gloire en tout lieu! Ecrasés par le nombre, auprès de leurs victimes, [ls sont tombés enfin, chantant les noms sublimes De Patrie et de Dieu,

[1 L'ÉCHAFAUD Que Par Au:

Quel Â! Bien sombre est l'horizon, et des plaintes funèbres Vui s | " S'élèvent des forèts au milieu des ténèbres, Pour 1 OR S'élèvent des flots noirs et des rocs escarpés ! idee ; | | { L'oiseau ne chante pas sur son nid de feuillage, 0fen Î | À Le vent ne berce plus le roseau du rivage. As-tu {A L'on entend seulement les sons entrecoupés

Il +4 De la cloche d’airain qui pleure dans l’espac | il | | On entend les sanglots d'une femme qui passe Qui d | Au pied des murs noircis d’une haute prison... La ch | ] | Bien sombre est l'horizon ! 0 ciel À En fac

Femme, que cherches-tu dès l'aube matinale ?

re Et pourquoi ces soupirs que ta jeune âme exhale ? ime®

Pourquoi, sur ton front pur, ce voile de douleur ? Que distu, par instant, à l'enfant que tu presses

Sur ton sein qui bondit ? Et pourquoi ces caresses Qui vous font tant de mal que vous plourez tous deux? Es-tu, nouvelle Agar, par ton époux chassée

Loin de humble demeure où reste ta pensée ?

Pros de ce noir donjon qui trouble la vertu,

Femme, que cherches-tu ?

Quels sont ces spectres noirs qui vont et qui reviennent Parcils à des démons que les sorciers retiennent,

Au milieu de la nuit, sur un impur autel ?

Quelle est, collée au mur, cette charpente sombre

Qui scmble un long squelette ouvrant ses bras dans l'ombre nèbres

Pour étreindre quelqu'un dans un baiser mortel ? Qui montent à pas lents ces lugubres échelles ? Ofemme, tu pâlis, tu trembles, tu chancelles ! As-tu vu s'écrouler tes suprèmes espoirs ?,.....

(Quels sont ces spectres noirs ?......

ee Qui donc va monter à ? Le jour perce la nue ; à La charpente hideuse apparaît toute nue...

0 ciel! un é sifaud! O spectacle d'horreur !

En face du eil, quelle pauvre victime

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Va venir expier la grandeur de «on crime ?

O femme, je comprends l'angoisse de ton cœur... Le soleil monte encore et la foule s'avance.

Insolente et cruelle, en son impatience

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Elle crie au bourreau qu'il faut finir cela

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