‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 49 sur 65 · OS · texte numérisé non relu

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Se l'ait entendre, Il croit que cet étrange cri

Est un signal de mort, et qu'un feu bien nourri Va pleuvoir aussitôt sur sa troupe surprise,

Il love ses regards vers la muraille grise

Qui se dresse sur lui. Soudain deux traits de feu Eclairent le brouillard comme un regard de Dieu. I voit deux glaives d'or, il voit deux lames nues Qui se croisent sans bruit dans l'épaisseur des nues. Et, petit à petit, se dessinent, brillants,

Les traits mystérieux de deux guerriers vaillants. Et près d'eux est assise une femme voilée, L'étendard d’Albion, la bannière étoilée

Déroulent leurs replis sur le front des lutteurs.

Et toujours le vent souffle. Et puis sur les hauteurs,

Dans les créneaux étroits et dans nos tours célèbres, I semble qu’on entend des murmures funèbres.

Montgomery, troublé, s'adresse à ses soldats :

—"* Voyez donc, leur dit-il-I! montrait de son bras—

* Voyez donc dans les airs ces choses tout étranges !...... * Voyez ces étendards !.....ces glaives et ces anges !....… “Ah! c’est notre drapeau !...C'est l’étendard anglais !... * Quel combat merveilleux !..Quels guerriers !.. Voyez-les !. * Et cette femme en deuil!...Le vainqueur la possède !.

“ Ah! notre pavillon !......1l se replie !......1] cède !.....,

Personne ne voyait l'étrange vision,

—t Nous n'apercovons rien: c'est une illusion, O vaillant général! dirent, d'une voix grave,

Les soldats stupéfaits,

Montgomery le brave, Immobile et muet, suivait toujours, des yeux, Le spectacle étonnant qui se passait aux cieux, Mais les glaives, bientôt, n'eurent plus d'étincelles, Et l'ardeur s'éteignit dans les fauves prunelles Des soldats éthérés, La femme, peu à peu, Se fondit dans la nuit comme la cire au feu, Et les deux étendards, changés en noirs nuages,

Lançaient de leurs replis le vent et les orages,

Et, d

Montgomery baissa son front ruisselant d’eau : I à COL

Il tira lentement le sabre du fourreau, Fate Un éclair s'échappa de la pointe aiguisée, Tou] J9 Dans —O mon pays, ditil,—et sa voix épuisée Se perdit dans l'orage=O mon pays aimé, Suis-je Pange vaincu qu'un prodige innommé Où Q Vient de me faire voir ? O ma noble bannière, Gares Ser pel

Nous tomberons tous deux dans la même poussière ! letime

LA VISION DE MONTGOMERY 169 | cède !..…..

Au même instant, perçant la nuit de son regard,

L voit l'Esprit vainqueur debout sur le rempart, La femme, à ses genoux comme une esclave, rampe. Et l'Esprit tient serré la glorieuse hampe

De létendard anglais, La femme a rejeté

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Le voile de vapeur qui cachait sa beauté, Et, d'un œil triste et morne elle cherche la trace Du bel ange vaincu disparu dans l'espace, TAve, Alors le général eut un sourir amer, UX;, Son cœur fut tout à coup troublé comme la mer eux. Quand souffle, vers la nuit, les vents froids de l'automne, meelles,

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On lentendit crier comme le ciel qui tonne :

— Je te ferai mentir, à présage odieux !??

Et, dans son désespoir, il parut radieux,

I courut en avant de sa troupe vaillante,

Le vent soufflait toujours, et la neige mouvante Toujours tourbillonnait comme les noirs pensers Dans un cerveau malade.

Au pied des hauts rochers né

Où Québec dort assis dans sa parure neuve ière,

Serpente un noir sentier. Au midi le grand fleuve

tro LE.

PusSIÈTE Ferme, de ses flots verts, le chemin tortueux,

C'est par là que s'envient le chef impétueux, L'audacieux, il croit escalader l'enceinte, Pendant que vers le nord, sur une attaque feinte, Accourt la garnison. Il s'avance sans bruit, Déjà le dernier poste apparaît dans la nuit :

Il semble enveloppé dans un morne silence,

On n'entend que le fleuve, et le vent qui balance, Dans le cap Diamant, les sapins rabougris.

Montgomery tressaille, Il s'élance surpris

De voir tant de succès couronner son audace,

Soudain l'ange vainqueur, comme un éclair qui’passe,

Descend du haut des airs..…....Est-ce l'ange de Dieu ? Il touche les canons de son glaive de feu.

Un choc épouvantable ébranle la montagne,

On entend les échos gémir dans la campagne.

Un cri monte dans lair, un cri long, douloureux... La mitraille à fauché le guerrier valeureux !

Le vent souflle toujours, et la neige éclatante Prête au mort son linceul. D'une main palpitante L'Esprit vainqueur reprend le drapeau d’Albion.

La mme rève encore......Et c’est la nation.

ance,

*quipasse,

le Dieu ? * x LES BRAYEURS 10. (:

(| ureux...…. LE: | l ' vi | te , | Allons à la corvée! allons, bande joyeuse,

[pitante é k Qu!

L. Car le temps est venu de broyer le lin mûr! Hi) VE ion. | 4 }

On nous attend là-bas où la côte se creuse, fe ... L # ÿ

Comme une fraiche alcôve, à deux pas du flot pur. Nous sommes vigoureux et nos mains sont brunies. Nous aimons le soleil, nous aimons les hivers! à | fl Pour nous enfants des champs les saisons sont bénies!: HA Nous aimons leurs travaux et leurs plaisirs divers.

Au-dessus des sapins s'élève la fumée,

Veillez au lin qui sèche, oh! veillez bien, chauffeurs!

Dans plus d'un œil d'azur la flamme est allumée !...

Veillez au lin qui sèche et veillez à vos cœurs!

Frappons fort, jeunes gens ! frappons tous en cadence! De ces vallons connus éveillons les échos,

Travaillons tout le jour avec zèle et prudence :

Plus rude est le labeur, plus doux est le repos, Frappons! frappons gaiment: et, sous l'active braie, Le lin va se changer en un panache d’or,

Quand le devoir est fait, l'âme devient plus gaio

Et l'esprit retrempé prend un nouvel essor,

Au-dessus des sapins s'élève la fumée, Veillez au lin qui sèche, oh! veillez bien, chauffeurs! Dans plus d'un œil d'azur la flamme est allumée

Veillez au lin qui sèche et veillez à vos cœurs !

Autour de nous, partout, voltigent les aigrettes..……., On dirait de la neige à travers les rameaux,

Nous rions, nous chantons dans les douces retraites Où naguère chantaient seuls les petits oiseaux. Nous luttons de vitesse, et la filasse blonde,

La filasse en cordons se tresse tout le jour...

LES BRAYEURS

Mais nous tressons, le soir, pour danser une ronde, il auffeurs ! ï

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Sous les yeux des parents, n0s mains avec amour | 8! Au-dessus des sapins s'élève la fumée, Veillez au lin qui sèche, oh! veillez bien, chauffeurs L, mil n cadence" Dans plus d'un œil d'azur la flamme est allumée... Veillez au lin qui sèche et veillez à vos cœurs! Ce 108,

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