‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 53 sur 65 · TENTATION · texte numérisé non relu

TENTATION

Oh! quel amour profane

Ma soudain enivré !

Je crois que je me damne !...…, Secourez-moi, sainte-Anne,

Sainte-Anne de Beaupré!

Depuis que je l'ai vue auprès de la fontaine “asseoir tout rèveuse, et, sur la cime lontaine Fixer son grand œil noir,

J'ai 1, devant les yeux, je ne sais quel nuage, Mon cœur est agité comme un léger feuillage Par 17 brise du soir.

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Depuis que je lai vue, à l'ombre du grand chèône, Orner coquettement ses longs cheveux d'ébon:

De l'humble fleur des champs :

Depuis que je Pai vue, innocente et superb Dans le calme du soir, s'agenouiller dans l'herb

Pour écouter les chants.

Les chants de Ja linotte à Ja cime de l'arbre.

Mon cœur indifférent, que je croyais de marbre, S'est tout à coup fondu :

Et la nuit est en moi, Le bonheur, la souffrance,

L'amour et le remords, la crainte et l'espérance,

Tout semble confondu.

Oh! quel amour profane M'a soudain enivré !

Je crois que Je me dar Secourez moi, saintée-Anne,

Sainte-Anne de Beaupré !

Depuis que je lai vue, à Pombre des vieux saules, Rejeter en tremblunt de ses blanches épaules Son châle de satin,

Pendant que les oiscaux, au-dessus de sa tète,

De plaisir et d'amour, comme en un jour de fête,

Modulaient leur refrain ;

l'herb

france,

l'alCC,

T la Sallies,

les

ète,

de fète,

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