TENTATION
Depuis que je l'ai vue, à la moisson dernière, Demeurer tout un jour sous les flots de lumiere, Dans le champ de blé mûr,
Glaner les blonds épis oubliés sur la planche,
Aux moissonneurs lassés verser, de sa main blanche,
Le cidre frais et pur ; {h
Depuis que je lai vue, entre cent belles femmes, ue
Dans la fiévre du bal, sous les ardentes flammes Des lustres de vermeil,
Au son des instruments s'élancer en cadence,
Comme, aux jourschaudsdejuin, un papillon quidanse Dans les feux du soleil.
Oh ! quel amour profane
M'a soudain enivré !
Je crois que je me damne !..…..
Secourez-moi, Sainte-Anne,
Sainte-Anne de Beaupré !
Depuis que je l'ai vue, un soir, à sa fenêtre, Regarder en pleurant chaque étoile apparaitre NT 4 Au fond de l'Orient, Et serrer sur son cœur, dans un transport fébrile, Elle pour qui l'hymen est demeure stérile, Un enfant souriant ; N) à
Depuis que je lai vue écrivant, solitaire,
Sur la grève sonore, à l'heure du mystère, Deux noms entrelacés, les tracant plus loin, sur les sables arides, Quand le Hot qui montait, sous ses baisers humides
Les avait effacés,
Mon âme est une mer que soulève la bise, Cu torrent qui mugit, une flamme qu'attise Un soutfle ninpétucux !
Et je voudrais prier, Le feu court dans mes veines ; Ma bouche b Hbutie, ot mes pricres vaines
Ne montent plus aux cieux!
Où! quel amour profane M'a soudain enivré !
Je crois que je me damme !
Secourez-moi, sainte-Anne,
Sainte-Anne de Beaupré |
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humides