LES MONDES
Il est bon d'élever quelquefois sa pensée De ce monde visible aux mondes inconnus.
De signaler à tous la conduite insensée
“Hs aus de ét
Des hommes que l'orgueil à longtemps retenus A lombre de la mort. Il est bon de se dire Que lastre vagabond où nous sommes jetés Est un vaste tombeau qu'il ne faut pas maudire,
Parce qu'il s'ouvrira pour les ressuscités,
», 4 de NZ : ‘ ® ll K Le . \ d SA À 4 Fe ) Le 4 Le d | N7 IMAGE EVALUATION < TEST TARGET (MT-3) | 1O ‘M2 2 = ‘ui | ain + fs ME LL.
IL2S VLL£ Hé.
AN 1 @ 2e 7 PEL V0... S, LA ns à," À AN LC AD
24 Phoipgraphic ne Ca orporation
[l'est bon, quan1 la nuit est paisible et l’espace, Rempli jusques à Dieu de soleils éclatants, D'admirer l'univers dont la grandeur surpasse
Ce que diront jamais les calculs des savants!
Notre pensée alors s'unit, dans le mystère,
Aux pensers des humains qui peuplent tous ces lieux, Et le rayon d'amour qui monte de la terre
S'accroît de monde en monde en se rendant aux cieux.
Qui peut jamais, devant le spectacle indicible
Que nous offre, le soir, votre ciel étoilé,
Qui peut jamais, mon Dieu, demeurer insensible
it ne pas deviner votre Verbe voilé ?
Qui ue sent pas, courbé sous ses douleurs nrofondes, L'invincible besoin de prendre son essor,
Pour vous chercher partout dans ces étranges mondes Que vous avez semés comme des sables d’or ?
O mondes étonnants que nul penser n’embrasse, Poussière de soleils qui jouez devant Dieu,
Quel œil, dans l'infini, peut suivre votre trace ? Quel esprit peut sonder vos entrailles de feu ? Avez-vous, comme ici, des mers aux vastes ondes Où d’autres globes d’or baignent leur front vermeil ? Des fleuves, des torrents, et des plaines fécondes Où, l'été, les épis se dorent au soleil ?